mercredi 28 septembre 2005
Anniversaire de Linda et départ de Vanessa
Aujourd’hui, pour fêter l’anniversaire de Linda (l’assistante du directeur de la branche production qui parle plutôt bien le français et est surtout très motivée pour apprendre et par le club chinois) et le départ de Vanessa, c’était en effet son dernier jour, j’ai fait une crème caramel (ça aussi, ça faisait longtemps que je n’en avait pas mangé ni fait d’ailleurs) et un gâteau pommes/bananes. C’était super bon !
D’ailleurs, heureusement que j’avais fait un cadeau parce que d’habitude on a un gâteau pour son anniversaire (un gâteau chinois, donc par définition une génoise entouré de pseudo crème chantilly de toutes les couleurs plutôt infâme), mais le problème, c’est que la date d’anniversaire de Linda n’est pas la bonne sur sa carte d’identité (encore quelque chose de très sûr d’ailleurs) et donc elle avait reçu un gâteau d’anniversaire en Mai, soit quasiment 6 mois avant son véritable anniversaire.
mardi 27 septembre 2005
Anniversaire de Pierre
Aujourd’hui, c’était l’anniversaire de Pierre… selon les versions, il avait 22, 33, 44 ou 55 ans, on n’a pas réussi à identifier. ;)
Du coup, après le tennis, on est allé chez Pierre manger tous pleins de gâteaux français, ça fait du bien… Emmanuelle avait même fait un gâteau au chocolat (on venait de recevoir une livraison de chocolat Nestlé à cuire), hmmm…
Enfin, c’était bien sympa comme soirée. Les chinois avaient offert à Pierre un jouet pour enfant : un requin auquel il faut appuyer sur les dents une par une et si il ferme la bouche quand tu le fais, tu as perdu. Bon, c’était bien marrant mais le seul problème, c’est qu’il était déjà cassé au milieu de la soirée… Eh oui, les chinois et la qualité, c’est pas encore toujours ça !
dimanche 25 septembre 2005
Qu'est-ce qu’on a en France et qu’on trouve pas en Chine ???
C’est effectivement une bonne question, et nous remercions le nouveau stagiaire (il va arrivé en Novembre) de l’avoir posé.
Après un petit brainstorming avec Emmanuelle (on s’est aperçu que finalement, y’a pas grave chose qu’il nous manquait absolument ici), on dirait quand même qu’il manque :
- des glacières (on a dû en faire importer une de France alors qu’elle a été fabriquée en Chine !)
- des grands pots de glace (la médecine chinoise déconseille de manger de la glace quand il fait chaud car ça traumatise le corps et donc du coup, les pots de glace sont minuscules)… Les meilleures glaces sont les glaces Mc Do finalement (bon, dans les grandes villes, y’a des Haagen Dazs mais ca compte pas)
- des éponges : eh oui, comment les chinois font la vaisselle restera toujours pour moi un mystère. En tout cas, les éponges, elles se trouvent très rarement et le peu qu’il y a sont d’extrêmement mauvaise qualité
- du coton : y’a quasiment pas de coton en Chine… Ca non plus, pas d’explication
- de la mousse à raser : on en trouve mais en tous petit flacons seulement
- du yaourt : on en trouve mais les chinois mangent que très peu de yaourts
- du fromage, de la crème fraîche, du saucisson, du chocolat et tout plein d’autres produits français : enfin bon, faut pas non plus rêver… c’est la Chine quand même, pas la France. On peut pas être partout comme à la maison, même si y’a des Carrefour en Chine.
Bon à mon avis cette liste est loin d’être exhaustive mais avec Emmanuelle, ça nous donne déjà pas mal d’idées d’exportations vers la Chine. A notre avis, y’a un marché (et même plusieurs)…. Affaire à suivre
samedi 24 septembre 2005
Soirée DVD et saucisses/purée
Pierre n’utilise pas son lecteur DVD alors on s’est permis de l’emprunter pour faire une super soirée DVD. Devant la TV, le resto d’hier m’avait donné des idées et on a décidé de se faire de la purée (bien sûr, pas de la purée mousseline, ça n’existe pas ici… mais de toute façon, y’a rien de telle qu’une purée maison). Pour les saucisses, on avait quelque chose qui y ressemble. Ca avait plus le goût du pâté de foie qu’autre chose mais finalement, c’était pas mal.
Enfin un repas français, y’a rien de tel, surtout devant un bon film !
A la recherche d’un manteau, deuxième tentative
Après Nanning, direction Liuzhou pour rechercher un manteau. Bon alors c’est là qu’on commence à voir les progrès en chinois (finalement, faire du chinois tous les jours, ça finit par payer) car le chauffeur de taxi comprends tout de suite quand je lui dis que l’on veut aller au marché de l’oie sauvage. Bon OK, je vous vois venir, c’est vrai que c’est le plus grand marché de Liuzhou et qu’il n’y a pas qu’Emmanuelle et moi qui y allons. Mais bon, ça fait toujours plaisir quand quelqu’un nous comprend.
Après cette expérience fructueuse avec le taxi, on fait un tour dans le marché et au miracle, on trouve des manteaux, et même en solde (bon je ne comprends pas pourquoi les chinois font des soldes d’hiver avant que l’hiver ait commencé mais bon, doit pas vraiment falloir chercher à comprendre non plus)… Résultat, un manteau à 9€, ca devrait faire l’affaire pour le Tibet. On est maintenant fin prêtes pour la semaine prochaine !
vendredi 23 septembre 2005
La cuisine du Sichuan
Aujourd’hui, avec le département IMG, nous sommes allés au restaurant à Liuzhou pour fêter le départ de Vanessa. Vanessa est une documentaliste qui travaille pour IMG et elle partira la semaine prochaine. Faut dire que tout sa famille est dans le Hunan et c’est pas toujours facile. D’ailleurs, ici, c’est souvent le cas. Un des deux époux travaille à Laibin et l’autre quand ils ont de la chance à Nanning ou à Liuzhou, et quand ils ont moins de chance, dans une province plus ou moins éloignée. C’est vraiment particulier la vie de couple en Chine. Pourtant, paraît qu’il y a quand même des divorces, et depuis 2003, il y a même eu une grande avancée : on peut divorcer sans avoir à demander l’autorisation à son patron (ce que le patron avait à faire là dedans, je n’en sais trop rien, mais bon… ).
Donc revenons au sujet, pour fêter le départ de Vanessa, on est allé dans un restaurant qui fait de la cuisine du Sichuan. Le seul problème, c’est que la cuisine du Sichuan est la plus pimentée de Chine avec celle du Hunan et c’est vraiment pas toujours évident pour nous français pas tellement habitués à manger français. Déjà que dans la Guangxi c’est assez épicé (en règle générale, on mange plus épicé au sud qu’au nord), mais le Sichuan, je sais pas si j’arriverais à y vivre. C’est vrai qu’on s’habitue quand même à la nourriture épicée. Je sais que je supporte des quantités de piment bien supérieure à ce que je pouvais supporter quand je suis arrivée ici. Mais le problème avec la nourriture du Sichuan, c’est que même quand on demande pas épicé, c’est déjà à la limite du supportable.
Du coup, on comprend mieux l’intérêt de la clim mise super fort dans la salle de restaurant… ou plutôt dans le salon car dès que l’on va manger à plusieurs en Chine, on mange souvent dans des petits salons individuels, c’est assez sympa.
Le seul truc pas épicé qu’il y avait, c’était de la purée. Je n’en avais jamais vu auparavant en Chine. D’habitude, les chinois servent les pommes de terres en fines lamelles à peine cuites, voire même quasiment crues. Les frites, ça n’existe bien qu’à Mc Do et dans les restaurants western.
jeudi 22 septembre 2005
Overdose de chinois
Bon alors, juste pour vous donner un aperçu de ma semaine : Lundi, cours de chinois avec la prof ; Mardi, cours de tennis ; Mercredi, club chinois ; Jeudi, re-recours de chinois avec la prof… Je pense que j’ai fait assez de chinois pour la semaine. Et le pire, c’est qu’avec tout ça, j’ai même pas le temps de revoir mes cours ou de continuer dans mes bouquins. Heureusement, demain repos.
Enfin quand même, à ce rythme là, je ne pense pas que je vais tenir longtemps. C’est quand même pas mal d’avoir un peu de temps pour soi (et par exemple pour mettre à jour le site) de temps en temps. Vivement les vacances.
dimanche 18 septembre 2005
Marché aux antiquités et aux fleurs
Aujourd’hui, nous avons fait un tour dans deux marchés de Nanning : celui des antiquités et celui des fleurs. C’était plutôt sympa. Par contre, dans le marché aux fleurs, il n’y a pas que des fleurs à vendre, il y a aussi des animaux en tout genre (chats, chiens, oiseaux…). Pour les chiens, certains sont destinés à être mangés (les plus gros…en général, il y a une pancarte jaune devant leur cage), d’autres à servir d’animaux de compagnies. En gros, si vous êtes un chien et que vous êtes en Chine, plus vous êtes petit plus vos chances de survie sont importantes… Comme quoi la loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure !
samedi 17 septembre 2005
A la recherche d’un manteau à Nanning
Dans deux semaines, moi, Emmanuelle et Vincent (de Figlec) allons aller passer une semaine au Tibet. En effet, les premiers Lundi, Mardi et Mercredi du mois d’Octobre sont fériés, et donc on a pris notre Jeudi et Vendredi pour avoir une semaine complète.
Ceci dit, le Tibet, c’est quand même à 4000m d’altitude et il va pas faire aussi chaud qu’ici (il faut dire qu’ici, on a à peu près des températures équivalentes à un mois d’Août en France et ça fait trois mois que je n’ai pas mis un pull). Le problème, c’est que je n’avais pas pu emmener de manteau (Emmanuelle non plus d’ailleurs), et il s’agissait donc de trouver des manteaux. C’était un peu mission impossible et d’ailleurs, nous sommes rentrées bredouilles. Tant pis, on essayera la semaine prochaine au grand marché de Liuzhou, on aura peut-être plus de chance.
jeudi 15 septembre 2005
Premier cours de chinois avec une professeur
Aujourd’hui, on a commencé les cours de chinois une professeur d’anglais de Laibin. C’est en fait la professeur de M. Hoffmann, le directeur de la branche Ressources de la Centrale et on va y aller avant ou après lui deux fois par semaine.
Bon, ce n’est pas la meilleure prof de chinois, ça c’est sûr. Elle ne parle pas parfaitement anglais et fait des fautes en pinyin (c’est ce qui indique la prononciation des mots chinois). Mais ce qui est bien, c’est que ça me force à parler et à faire des phrases… Pour l’instant, comme j’ai un niveau supérieur à celui d’Emmanuelle, on a décidé de faire 30 minutes chacune : pendant 30 minutes, y’en a qu’une seule qui parle, l’autre écoute seulement, et après on inverse. Comme ça, on se force à parler toutes les deux. Enfin, on verra avec le temps mais ça ne peut que être bénéfique et à 3 € l’heure de cours, je pense que je peux me le permettre.
dimanche 11 septembre 2005
Et un troisième vélo !
Décidemment, ce week-end était placé sous le signe de l’investissement. Avec Emmanuelle, on s’est racheté des nouveaux vélos et 2 très grands cadenas pour les attacher aux poteaux (indispensable) ! On voulait aussi acheter une chaîne mais on n’a pas réussi à en trouver une. Enfin bon, prions pour que celui-ci dure plus de 4 jours.
samedi 10 septembre 2005
Journée à Liuzhou
Aujourd’hui, nous sommes allés à Liuzhou avec Pierre. Pour y aller, nous n’avons pas pris l’autoroute mais l’ancienne route de Liuzhou, plus longue, mais aussi plus jolie. Juste avant d’arriver à Liuzhou, il y a des sortes de carrières de gros blocs de pierre que les chinois prennent pour de l’art et de lions qui se mettent à l’entrée des bâtiments. C’est vraiment magnifique (ironique) ! C’est quand même dommage que ça ne rentre pas dans les 20 kgs de bagages autorisés pour la France…
Après nous sommes allés au grand marché de Liuzhou, qui s’appelle le marché de l’oie volante. C’est vraiment super grand et plein de magasins de vêtements pas chers du tout.
Pour finir la journée, la traditionnelle visite au magasin de DVD et un jus de mangue frais dans notre boutique favorite… Hmmm... rien que pour cela, ça vaut de le coup d’aller à Liuzhou !
vendredi 9 septembre 2005
Enfin débarrassés de Cyril !
Bon alors, Cyril est là depuis maintenant 2 mois et il est enfin parti… Pour l’instant, je ne vous ai pas raconté grand chose sur Cyril mais en fait, il y a beaucoup à raconter, beaucoup trop d’ailleurs !
La principale caractéristique de Cyril est d’être mythomane : il ment pour tout et pour rien. Quelques exemples :
1. « J’en suis à mon troisième passeport » : Monsieur était censé être un grand aventurier qui en était à remplir son troisième passeport tellement il voyageait. Sauf que on a vu son passeport et il date de 2000 et est malheureusement pour lui loin d’être rempli.
2. « Je fais pendant un an le tour du monde » : Bon, le problème, c’est que sa prochaine étape devait être l’Australie et sur son passeport, y’avait pas de visa australien ! D’ailleurs, vu comment il est incapable de se débrouiller seul, je doute fort qu’il puisse faire un tour du monde.
3. « Je fais du chinois depuis 11 ans » : Ben alors, soit il nous a encore menti, soit va falloir qu’il arrête le chinois parce qu’il ne parlait pas un mot. Même pas capable de demander l’addition dans un restaurant ! Bon après, on a eu une autre version qui nous disait qu’en fait il connaissait le vocabulaire du labo seulement… euh… sauf qu’il ne savait pas dire oxygène non plus !
4. « Je suis un pro en tennis » : Bon ben je laisse Pierre donner son commentaire là-dessus… C’est juste qu’il a perdu au premier tour du tournoi contre un débutant, mais ça, c’était sans doute parce qu’il n’était pas entraîné.
5. « Y’a plein de fromage au Carrefour de Canton, même du bleu et du reblochon » : J’attends de voir, j’irais à Canton le mois prochain...
6. « Je n’ai jamais utilisé le téléphone fixe de l’appartement » : Ah ouais, et la facture de téléphone de 18.000 yuans (1.800 €) en deux mois, elle est arrivée comment ?
Bon je pourrais en raconter plein d’autres comme cela mais ça ne sert pas à grand chose de s’arrêter sur ce cas. Au début, c’était marrant… et puis à force d’entendre tout le temps que des mensonges, ça devrait plutôt pénible. Enfin, le principal c’est qu’il a fini par partir, ce qui n’était d’ailleurs pas évident car étant donné qu’il devait 18.000 yuans à Synergie, ils lui avaient pris son passeport en attendant le virement… heureusement qu’il l’a fait, je ne sais pas trop combien de temps il serait resté sinon !
jeudi 8 septembre 2005
Club chinois… c’est bon la mousse au chocolat !
Le thème du club chinois aujourd’hui était le restaurant. C’est toujours très utile de savoir commander des plats et de connaître le nom de quelques bons plats que l’on peut commander sans trop de risque. Parce que sinon, commander au restaurant c’est prendre un risque énorme : celui de ne pas comprendre ce que l’on commande et du coup de se retrouver avec des intestins de porc, de la peau de poisson, une soupe au poussin… En effet, les menus chinois sont extrêmement complexes (ce sont en fait plus des romans de 20 pages de plats qu’autre chose), écrit ici que en chinois (dans les grandes villes, c’est parfois un peu différent). D’ailleurs, quand un chinois commande, il discute pendant des heures avec le serveur ou la serveuse… Je sais pas trop ce qu’ils se disent mais en tout cas, ca papote dur ! D’ailleurs, le pire c’est quand ils discutent pendant 10 minutes avec quelqu’un et que finalement on apprend qu’ils n’et que finalement on apprend qu’ils n’ont pas le plat qu’on avait commandé.
Sinon, Chun Na avait préparé de la mousse en chocolat pour finir la réunion du club chinois. Eh ben, j’avais oublié à quel point c’est bon !
mercredi 7 septembre 2005
Cours de chinois/français avec Linda
En plus du club chinois, nous organisons de temps en temps avec Linda, une employée de Synergie qui parle très bien français et est surtout très motivée pour apprendre, des séances de chinois/français. On choisit un thème et on travaille ensemble sur ce théme, en essayant d’enrichir notre vocabulaire chinois pour Emmanuelle et moi et français pour Linda. C’est vraiment très intéressant car Linda a un bon accent mandarin (ce qui est loin d’être le cas de tous les chinois) et en plus, elle explique très bien.
samedi 3 septembre 2005
Deuxième week-end à Yangshuo
Ce week-end, direction Yangshuo avec Pierre et Véra, une biélorusse. Notre deuxième week-end à Yangshuo fut bien chargé : Samedi, promenade en radeau en bambou sur le fleuve. Le plus impressionnant pendant cette ballade, outre les paysages merveilleux qui nous entourent, c’est les descentes de petites cascades. En fait, le fleuve est relativement calme, mais il est jalonné de nombreuses petites cascades qu’il faut descendre en radeau. Autant dire que la première n’est pas évidente à passer, je n’étais pas du tout rassurée… Mais finalement, ça passe ! Bon, je vous mettrais des photos pour que vous compreniez mieux ce que je veux dire.
Samedi soir, soirée négociation. On a passé toute la soirée à négocier et il faut dire que sur ce coup là, avec Emmanuelle, on s’est pas trop mal débrouillées. L’avantage, c’est que l’on commence à connaître un peu mieux les prix que la plupart des touristes et en plus, on négocie en chinois et là, ils sont tout de suite beaucoup plus gentils.
Dimanche, on a loué des vélos pour aller se balader dans les petits villages des environs de Yangshuo. Ben autant dire que des villages, on en a vu, et je pense qu’on a été dans des endroits où ils voient peu de touristes d’habitude. Bref, au total, on a mis 3 heures sans s’arrêter pour trouver un pont qui n’était pourtant pas si loin que ça, mais on a découvert la véritable campagne chinoise. A un moment, on s’est même retrouvé dans les rizières d’un agriculteur qui, alors que son bœuf était dans la rivière en train de s’éloigner, à quand même pris le temps de nous montrer là où était la bonne route… Bon alors là, je vous vois venir : « les pauvres filles, elles sont vraiment pas douées ». En fait, c’est pas si simple que cela. Le problème ici, c’est que les chinois ne savent pas lire une carte et du coup, il existe très peu de cartes bien référencés. Résultat, trouver un chemin qui est censé être une piste cyclable peut s’avérer être bien plus compliqué que ce qu’on s’imagine. Enfin le bilan de la journée fut très positif et sportif (près de 5h30 de vélo sans s’arrêter). Mais après l’effort le réconfort et rien de tel qu’un bon repas au café « Le lotus bleu » (il s’appelle vraiment comme cela) et une bonne nuit de sommeil.
dimanche 28 août 2005
Un vélo éphémère
Mercredi dernier, je m’étais acheté un nouveau vélo pour remplacer l’ancien qui s’était fait volé. J’étais un peu déçue parce qu’il était un peu moins bien que l’autre mais bon, il roulait et n’avait pas de gros défaut, c’est le principal… Il suffisait juste qu’il dure les 4 mois qu’il reste. Enfin, quand je dis qu’il dure les 4 mois qu’il reste, c’était sans compter le fait qu’aujourd’hui, soit 4 jours après, je me le suis fait volé !
Bon alors… la fois dernière, je comprenais, on était au marché (un lieu plus propice au vol de vélo) et le vélo n’était pas attaché. Mais cette fois-ci, ça m’énerve vraiment. On allait à la banque et on avait donc laissé nos vélos juste devant la banque (un lieu qui devrait être sûr) et en plus, le mien et celui d’Emmanuelle étaient attachés ensemble avec 2 cadenas (dont mon nouveau cadenas en acier qui va être très dur à couper je pense). Que cela ne tienne, ils ont quand même embarqué les 2 vélos, ainsi d’ailleurs qu’un troisième qui était à côté. Ils étaient sans doute en camion ou quelque chose comme ça.
Enfin voilà, et moi qui croyais qu’il n’y avait pas de vol en Chine… Cette fois-ci, je vais d’ailleurs quand même aller porter plainte (même si ça ne servira probablement à rien) parce que je commence à en avoir vraiment assez, je ne pensais pas dépenser tout l’argent que je touche en vélo.
D’ailleurs, en parlant d’argent, pour couronner cette journée véritablement passionnante (et dire que l’on voulait juste passer un week-end tranquille à Laibin parce que ça faisait longtemps que l’on était pas resté à la maison), en voulant déposer de l’argent à la banque (argent qui m’a été donné par Synergie), j’ai appris qu’il y avait un billets qui étaient faux. Ils ont donc conservé le billet (en le tamponnant) et en échange, j’ai eu le droit à un beau petit papier qui me dit que je transportais un billet de 100 yuans faux… Génial ! J’espère au moins que la boîte va me le rembourser… Bref, une journée comme on aimerait en avoir plus souvent…
mercredi 24 août 2005
Les débuts du club chinois
Aujourd’hui, c’était le premier jour pour le club chinois. Le club chinois aura lieu tous les mardis soir et se déroule en 2 parties : une demi-heure où l’on ne parle que en chinois et une demi-heure où l’on ne parle que en français. C’était super bien, surtout que j’ai réalisé que j’arrivais un peu à m’exprimer et à comprendre (bon, il faut que ça reste une conversation très très simple quand même). Vivement la semaine prochaine !
dimanche 21 août 2005
Le rafting à la mode chinoise
Aujourd’hui, deuxième étape du voyage du club français : direction rafting. Bon alors, premier rectificatif, le rafting en Chine n’est pas le rafting en France. Déjà, on est 3 par bateau (2 personnes plus un guide) et la rivière ne comporte pas vraiment ce qu’on peut appeler des rapides. N’empêche que l’on a quand même fait 2 heures de ballade en bateau bien sympa, surtout que l’on est passé 3 fois dans des grottes (toujours en bateau), c’était super beau.
Par contre, il y a une autre spécificité du rafting chinois. Au départ, ils ont tous acheté des espèces de bols en plastique avec des manches pour prendre de l’eau ou des sortes de pistolets à eau. Nous avec Emmanuelle, on leur dit : « non, pas la peine, on peut très bien se défendre avec nos mains ». C’était une grossière erreur car quand il y a 3 bateaux en train de vous attaquer et de vous jeter de l’eau et que vous n’avez que vos mains pour vous défendre, c’est peine perdue. D’ailleurs, l’autre avantage est de pouvoir écoper le bateau car quand il est à moitié rempli d’eau, c’est pas très rassurant tout de même…
samedi 20 août 2005
Sortie avec le club français à la frontière du Vietnam
Ce week end, le club français (le club pour Chinois qui veulent apprendre le Français) organisait une sortie à la frontière du Vietnam. Avec Emmanuelle, après âpres négociations, nous avons fini par obtenir le droit de participer au voyage et on n’a pas regretté.
Pour aller là bas, il faut environ 7 heures de bus, ce qui rendu encore plus difficile quand on est à l’arrière du bus et que les chinois n’ont pas dû comprendre l’intérêt des amortisseurs que les occidentaux mettent sur leurs véhicules, donc ils ont enlevé… Va vraiment falloir les former sur l’utilité des amortisseurs d’ailleurs… Si y’a des gens intéressés, je vous propose d’aller former les constructeurs chinois.
A la frontière du Vietnam, il y a des grandes chutes d’eau (selon les chinois, les deuxièmes chutes d’eau transfrontalières du monde après les chutes du Niagara… enfin, en même temps, je sais pas combien il y a des chutes d’eau transfrontalières dans le monde!). Mais c’est quand même assez impressionnant !
Ce week end, le club français (le club pour Chinois qui veulent apprendre le Français) organisait une sortie à la frontière du Vietnam. Avec Emmanuelle, après âpres négociations, nous avons fini par obtenir le droit de participer au voyage et on n’a pas regretté.
Pour aller là bas, il faut environ 7 heures de bus, ce qui rendu encore plus difficile quand on est à l’arrière du bus et que les chinois n’ont pas dû comprendre l’intérêt des amortisseurs que les occidentaux mettent sur leurs véhicules, donc ils ont enlevé… Va vraiment falloir les former sur l’utilité des amortisseurs d’ailleurs… Si y’a des gens intéressés, je vous propose d’aller former les constructeurs chinois.
A la frontière du Vietnam, il y a des grandes chutes d’eau (selon les chinois, les deuxièmes chutes d’eau transfrontalières du monde après les chutes du Niagara… enfin, en même temps, je sais pas combien il y a des chutes d’eau transfrontalières dans le monde!). Mais c’est quand même assez impressionnant !
mercredi 17 août 2005
Comment ouvrir une noix de coco sans marteau… avec un Wok !
Le week end dernier, on avait ramené une noix de coco fraîche de Nanning (eh oui, il est malheureusement absolument impossible de trouver de la noix de coco rapée en Chine, et ce alors même que le rayon fruits séchés et un des plus impressionnant du magasin (bananes séchés, prunes séchées, et autres fruits plus ou moins identifiées séchées… mais jamais de noix de coco). Du coup, on a décidé d’investir dans l’achat d’une noix de coco fraîche, de la râper et de la sécher nous-mêmes au four.
Ce soir était donc venu le moment d’ouvrir la noix de coco.
Première étape : enlever le lait de coco. Pour cela, il suffit normalement de percer les yeux de la noix de coco (il y en a trois) et le lait coule tout seul. En théorie, c’est simple. En pratique, ça l’est déjà pas autant puisque les yeux de cette noix de coco étaient plutôt solidement fermés et lorsque l’on a enfin réussi à les percer, il a fallu 2 heure pour que le lait tombe, d’autant plus qu’il y en avait plein.
Deuxième étape : l’ouverture de la noix de coco. C’est là que les choses se compliquent vraiment. En fait, en théorie il faudrait ouvrir la noix de coco au marteau et au tournevis. Or ici, nous avons ni tournevis ni marteau. On avait bien un extincteur qui aurait pû nous aider à l’ouvrir mais bon, vaut mieux le garder au cas où. Après avoir fouillé dans tous les placards, on a trouvé quelque chose qui a fait l’affaire : un vieux wok tout rouillé ! Et miracle, après quelques frappes acharnées sur ce pauvre wok, dont il se souvient d’ailleurs encore, la noix de coco s’est ouverte.
Bilan de cette ouverture de noix de coco : pour ouvrir une noix de coco au wok, il faut :
- utiliser un wok qui ne peut plus servir pour la cuisine (sinon de toute façon après il ne pourra plus servir tellement il va être cabosser)
- quand on a pas les outils pour faire quelque chose, on peut toujours trouver des substitus
- rien n’est impossible tant qu’on ne l’a pas essayé !
mardi 16 août 2005
Après les jiaozi, les baozi
Les baozi sont une autre spécialité chinoise que mangent les chinois en général au petit déjeuner. Ce sont en fait des petits pains blancs un peu sucré cuits à la vapeur qui sont fourrés de diverses manières : viande, pâte d’haricots rouges (c’est super bon, c’est un peu sucré et ça se rapproche un peu de la crème de marron), oignons caramélisés… En fait, l’avantage de les faire soi-même, c’est que l’on peut les fourrer à ce dont on a envie.
J’ai donc décidé ce soir de faire des baozi pommes/mangues caramélisées. Bilan : c’était délicieux. C’est super long à faire mais ça vaut vraiment le coup. D’ailleurs, je crois que tout le monde a apprécié. En fait, il y avait aussi les deux Vincent et on a fait un repas de fromage français (Vincent de Figlec avait ramené du fromage qui lui restait) et de baozi, c’est super !
samedi 13 août 2005
Les fameuses rizières en terrasse
Ce week end, le bus de Synergie allait à Guilin, ce qui arrive à peu près une fois tous les deux mois. On en a donc profité (le grand avantage c’est que ça évite de prendre le train chinois, duquel je ne garde pas vraiment un bon souvenir). En fait, on est même allé un peu plus loin que Guilin puisqu’à Guilin nous avons pris un bus jusqu’à Heping et ensuite un autre jusqu’à Ping An.
De Ping An et Longji, deux petits villages habités par la minorité Zhuang, vous ne connaissez probablement pas le nom par contre vous connaissez sûrement les photos… Quand on regardes des photos du Guangxi, les premières photos que l’on voit celles de ces rizières en terrasse qui ornent ces villages (ainsi que d’autres)…
Là bas, c’est vraiment magnifique, 66 km² de rizières en terrasse qui étaient tous verts au moment où on y est allé (il faut revenir plusieurs fois à Longji pour admirer le changement du paysage suivant les saisons… en Mai/Juin, les rizières sont gorgées d’eau, en été elles sont vertes, en Octobre/Novembre elles sont jaunes et en hiver, elles sont pleines de neige). Outre les rizières, les paysans de la région cultivent également du piment rouge, un peu de maïs, du lotus…
En se promenant de Ping An à Longji, nous avons rencontré un agriculteur chinois qui nous a parlé (en chinois bien sûr) pendant presque une demi-heure. Je me suis surprise à parler et à comprendre un peu le chinois (même s’il faisait beaucoup d’efforts pour que je comprenne). Enfin, comme quoi, rien n’est impossible.
En plus, les petits villages du coin, même s’ils sont devenus touristiques et proposent tous un peu de nourriture occidentale et des menus en anglais, ont gardé leur charme et leurs traditions. On y loge dans des guesthouses (qui sont bien plus nombreuses que le nombre de touristes qui logent sur place, la plupart faisant l’aller/retour dans la journée depuis Guilin), peu confortables (pas de clim, mais c’est pas grave car il fait plus frais qu’à Laibin là-bas ; des douches au sous-sol sans eau chaude et comme toujours en Chine, au même endroit que dans les toilettes à la turque, ce qui donne d’ailleurs des odeurs extrêmement agréable pendant que l’on prend sa douche…) mais très chaleureuses et accueillantes. On est encore loin du tourisme de masse pourtant… Et dire que dans quelques années, avec le développement du tourisme en Chine, tout ça aura sans doute bien changé…
D’ailleurs, en parlant de touristes, faisant un point sur les touristes étrangers qui viennent en Chine : là, les Français arrivent largement en tête (dans les endroits touristiques, on entend des français super fréquemment), devant les Américains.
Je serais bien restée là bas plus longtemps tellement les paysages sont beaux et reposants et les ballades super agréables à faire (on a marché pendant 4 heures Samedi et pareil Dimanche… en fait, Dimanche, on est rentré à Heping à pied, ce qui prend 45 minutes en voiture mais 3 heures à pied mais c’est bien sympa quand même). Mais le boulot nous attend alors retour à Laibin le Dimanche, encore avec le bus Synergie.
jeudi 11 août 2005
Soirée jiaozi
Ce soir, histoire de conjurer le sort qui m'avait fait raté les boules coco, j'ai fait une nouvelle tentative de cuisine: les jioazi (c'est le nom chinois des raviolis chinois).
Et là, je dois dire que je suis assez fière de moi, mon don pour la cuisine semble être revenu puisqu'ils étaient super bons...
Ouf! Ma réputation est sauvée maintenant! Plus qu'à espérer que cela continue comme cela. D'ailleurs, la semaine prochaine, je me mets aux mian bao (petits pains blancs sucrés) et aux baozi (la même chose, mais fourré)...
lundi 8 août 2005
Pain et fromage, merci Vincent !
Ce week end à Nanning, nous avons été chez Vincent (de chez Figlec) car il a 3 chambres dans son appart. Par chance pour nous, un de ses amis français arrivait justement de France ce week-end là (il vient passer un mois en Chine en vacances) avec un cargaison de fromages français…
Encore merci Vincent d’avoir partagé ton fromage avec nous, c’était vraiment trop bon !
D’ailleurs, on lui a quand même fait honneur puisque pour fêter ça, Emmanuelle a fait une deuxième tentative de cuisine qui s’est avérée plus réussie que l’expérience récente des boules coco : elle a fait du pain. Bon, il avait pas beaucoup levé, mais il était quand même super bon… Et y’a rien de meilleur que du fromage et du pain.
dimanche 7 août 2005
Les restos de Nanning, hmmm…..
Bon alors, bilan culinaire d’un week end à Nanning : 2 petits déj de pâtisseries super bonnes (quoi que faut bien les choisir parce que parfois le hasard fait mal les choses et on se retrouve avec des brioches sucrées fourrées à la viande ou à d’autres choses non identifiées et souvent non identifiables), un resto japonais (c’est quand même super bon le japonais, surtout quand ça coûte 3 € le repas), et une soirée barbecue et jus de fruit frais.
En fait, à Nanning, il y a une rue où il y a plein de restos / barbecues. On choisit quelles brochettes ou grillades on veut (légumes verts, aubergines, bœuf, maïs, calamars, huîtres chaudes…) et ils les font griller avec des épices. C’est super bon ! Surtout quand le tout est agrémenter d’un jus de fruits frais que l’on achète dans le stand d’en face…
samedi 6 août 2005
Qui a dit qu’un DVD coûte 20 € en France ?
Aujourd’hui, j’ai entamé ma collection de DVD. Il faut dire qu’à 60 cts le DVD, on peut se permettre d’en avoir quelques uns, d’autant plus qu’ils ont tous quasiment la langue anglaise et les sous-titres en anglais, certains ayant même aussi des sous-titres français. Alors une chose est sûre, ce ne sont pas les vrais DVD. Mais pourquoi acheter des vrais DVD quand des gens font des faux que l’on trouve à peu près partout et qui ne coûtent rien.
Certes, on n’a pas le droit de les ramener en France normalement, mais bon, qui ne tente rien n’a rien.
D’ailleurs, c’est assez hypocrite comment cela fonctionne ici. En général, quand on va dans un magasin de DVD, on voit d’abord seulement des DVD « officiels » dans des boîtes DVD classiques (les DVD à 70 cts n’ont pas de boîte). Puis il y a toujours sous les rayons des tiroirs. Il faut demander d’ouvrir ces tiroirs et là difficile de ne pas trouver son bonheur… des tiroirs remplis de DVD copiés illégalement à des prix défiants toute concurrence. Et puis en plus, si jamais il ne marche pas (ce qui est en général assez rare), on peut le ramener, ils l’échangent sans poser de question.
jeudi 4 août 2005
Mandarin ou Cantonais ?
En Chine, la question à se poser avant d’essayer de comprendre quelqu’un, c’est d’abord de savoir s’il parle dans son dialecte (il y a en gros un dialecte par ville, avec parfois des similitudes, mais parfois aussi d’énormes différences), mandarin mais avec l’accent de la région (ce qui est le cas à Laibin où les gens prononcent les sh comme des s,…), mandarin correctement (ce qui est extrêmement rare, même à Pékin il paraît qu’ils ne parlent pas le mandarin que l’on apprend), ou alors cantonais.
Bon je vous avouerais que personnellement, je n’arrive pas à faire la distinction, et c’est sans doute cela qui complique encore plus l’apprentissage du chinois.
Par contre, il y a un petit truc pratique et amusant qui permet de savoir s’ils parlent cantonais ou mandarin : au Nord du tropique du Cancer, on parle mandarin. Par contre, dès que l’on va au Sud du tropique du Cancer, on parle cantonais, et ceci à peu près dans toute la Chine, ce qui est d’ailleurs assez curieux.
Alors voilà le problème : Laibin est à 60 km du tropique du Cancer au Nord, et donc on y parle mandarin. Par contre, Nanning est au Sud du tropique du Cancer, et donc on parle cantonais là-bas ! Ben si ça c’est pas du chinois !
D’ailleurs, les tropiques sont importants aussi pour les expats. En effet, quand on est expat dans une ville située entre les tropiques, on touche la prime d’insalubrité. Donc, si on suit cette logique, les expats de Synergie ne devraient pas la toucher alors que ceux de Figlec oui (et pourtant, Dieu sait que Nanning est une ville bien plus salubre que Laibin !). Bon alors là, il y a un petit biais sur la carte du monde EDF : pour EDF, et pour EDF seulement d’ailleurs, Laibin est au Sud du tropique du Cancer !
mercredi 3 août 2005
Soirée pizza et boules coco ratées
Ce soir, c’est soirée pizza ! Bon alors, que les choses soient claires… ici, les pizzas surgelées Marie, ça n’existe pas ! Donc si on veut une pizza, y’a pas beaucoup de solution : 1. Aller à Yangshuo (mais bon, ça, on l’a fait le week end dernier) - 2. Aller à Nanning (y’a Pizza Hut, et d’autres restos ou on peut manger des pizzas, mais faire 4 heures de route pour aller manger une pizza en semaine, ca paraît difficile) - 3. Inviter Vincent à manger.
Donc aujourd’hui, on avait opté pour la troisième solution. Vincent nous avait fait une superbe pizza maison, avec même du fromage (ce qu’il faut prévoir à l’avance car le fromage, il n’y en a qu’à Nanning, ça n’existe pas à Laibin).
Pour notre part, Emmanuelle et moi avons tenté de préparer le dessert… Ben j’aime mieux vous dire que ma réputation de bonne cuisinière en France en a pris un coup. Nous avions trouvé sur internet une recette de boules coco… mais les boules coco se sont transformées en crème à la noix de coco. Bon, certes, c’était bon, mais c’était tout, sauf des boules coco. Va falloir que je retente la prochaine fois.
Bon, pour que vous compreniez un peu mieux les raisons de cet échec cuisant, il faut savoir que les recettes de cuisine chinoise que l’on trouve sur internet sont faites avec des produits occidentaux, que l’on ne trouve pas en Chine. C’est ainsi que l’on devait mettre du tapioca dans les boules coco. Or, impossible d’en trouver ici. On a donc remplacé le tapioca par la farine de riz gluant, mais ça n’a pas super bien marché, d’autant plus que quand on a essayé d’enlever les grumeaux en passant le tout au mixer, tout s’est encore plus liquéfié et faire des boules devenait alors mission impossible.
Bilan : j’ai rêvé la nuit suivante que je faisais des boules coco et qu’elles étaient réussies. J’espère que ce sera prémonitoire.
Remarque culturelle : il y a des stéréotypes qui sont complètement faux. Par exemple, il ne faut pas penser que les boules coco sont un dessert traditionnel en Chine, loin de là. D’ailleurs, avoir des boules coco dans un resto relève souvent du miracle. Mais cela, c’est le cas pour de nombreux plats que l’on croit traditionnel en Chine : les nems ne sont pas chinois (c’est vietnamien, il n’y a pas du tout de nems en Chine), le porc à la sauce aigre douce est super rare à trouver, le riz cantonais n’existe guère qu’à Canton… Je ne vais pas faire la liste de tous les plats que vous pouvez trouver au traiteur chinois, mais la prochaine fois que vous allez au restaurant chinois, ne vous dites pas que ce que vous mangez, c’est ce que je suis en train de manger, parce que vous feriez fausse route. D’ailleurs, si jamais un jour vous voyez des intestins de porc au restaurant chinois, appelez moi !
dimanche 31 juillet 2005
Yangshuo / Guilin / Laibin
Dimanche matin, petit déj de toasts, œufs brouillés, crêpe à la banane, jus de mangue frais… Excellent ! D’ailleurs, pendant que nous prenions notre petit déjeuner, un peut garçon de 7 ou 8 ans maximum est venu nous parler. Il nous a demandé d’où on était puis savait parler un peu français, mais surtout des phrases apprises par cœur. Par contre, après, il y avait aussi une américaine dans le resto (ah oui, c’est ça qui est agréable à Yangshuo, ils ont l’habitude des blancs donc ils nous fixent beaucoup moins). Le petit s’est installé à sa table et à discuter super longtemps avec elle, son père s’installant à côté de lui. Il parlait super bien l’anglais et on s’est beaucoup demandé pourquoi il faisait ça, si c’était juste pour parfaire son anglais ou si voulait lui demander quelque chose à la fin, mais on n’est pas restées suffisamment longtemps pour le savoir.
Puis nous sommes retournées à Guilin, où nous nous sommes tranquillement promenées dans les rues avant le départ du train. Guilin a l’air d’être une très belle ville, il y a pas mal de lacs dans la ville, ça doit être sympa pour faire des ballades en vélo. On verra ça la prochaine fois.
Le retour en train fut aussi pittoresque que l’aller, c’est d’ailleurs au retour que l’on a vu le petit faire ses besoins dans le train (nous n’avions pas eu ce privilège à l’aller). Dans le train, nous avons également été interviewées par la chaîne de TV du Guangxi. En effet, ils réalisaient un reportage sur la police des trains dans le Guangxi (apparemment, c’est un des États où il y a le plus de pickpockets dans les trains). Donc, après avoir filmé une fausse fouille de sacs (eh oui, c’est très réaliste les reportages chinois) dans le wagon, ils ont interviewé des gens pour savoir ce qu’ils pensaient de la sécurité dans les trains chinois, et en particulier nous (ce qui est très intelligent puisqu’il y a des gens qui prennent le train tous les jours ou presque et ils interviewent les gens qui ont pris 2 fois le train chinois dans leur vie et pour des courtes distances seulement). Mais bon, c’est là où l’on voit l’objectivité de la TV chinoise, quand ils demandent aux gens ce qu’ils pensent de la sécurité dans les trains, le policier est juste derrière. Donc voilà comment on devient une star en Chine (d’autant plus que j’ai dit une phrase en chinois, « le train, c’est bien ! », ce qui a mis beaucoup d’animation dans le wagon).
Et voilà comment se termine un week-end riche en émotions. La semaine prochaine, on ira à Nanning seulement, c’est plus reposant quand même, même si du coup, y’a moins de choses à raconter.
samedi 30 juillet 2005
Journée à Yangshuo
Ce matin, départ pour Yangshuo après le petit déjeuner avec du lait de soja. En effet, dans le sud de la chine, il n’y a que très peu de lait de vache, la plupart du lait est en fait du lait de soja. Pareil pour le blé, il n’y en a pas beaucoup, surtout du riz. Par contre, au Nord, c’est le contraire, ils ont beaucoup de blé et peu de riz (le bol de ruz est remplacé par un bol de nouilles), et plus de lait de vache.
Pour aller à Yangshuo, on a pris un bus non public. Il y a en effet pleins de bus en parallèles des bus officiels, qui coûtent un peu moins chers et qui ont aussi l’avantage de partir de la gare de train au lieu de partir de la gare routière (même si à Guilin, ce n’est pas très grave car la gare routière n’est pas très loin). Par contre, niveau conduite, ce n’est toujours pas ça. Je n’ai pas réussi à prendre de photos car nous étions à l’arrière du bus mais sur une 4 voies, le chauffeur se mettait parfois sur la voie tout à gauche pour doubler et y restait alors même qu’un énorme camion arrivait juste en face, pour se rabattre qu’à la dernière seconde ! Si je n’ai été dans aucun accident dans 6 mois, ce sera un miracle à mon avis !
Pour aller à Yangshuo, un autre moyen très populaire est la croisière sur le fleuve Li. Mais ce sera pour une autre fois, il faut bien que l’on garde des choses à faire !
A Yangshuo, nous avons loué des vélos pour visiter les environs. En fait, Yangshuo est une petite ville, voire même un village, que le Lonely Planet a rendu très touristique, et dont le centre n’a pas beaucoup d’intérêt si ce n’est ses boutiques et ses restaurants occidentaux (un des rares endroits en Chine où l’on peut manger des pizzas, des steaks, des frites, des crêpes et des petits déj’ européens, façon française ou anglaise). Bref, quand ça fait un mois que l’on n’a pas touché la moindre nourriture occidentale, l’extase ! Il y a même un resto français là bas. Les boutiques de Yanghsuo sont surtout des boutiques de souvenirs de Chine, beaucoup de boutiques d’imitation de marques, et un peu d’artisanat local (peintures, gravures sur bois, travail du cuir…). Enfin bref, ce qui est beau à Yangshuo, ce n’est pas la ville, ce sont ses environs, et pour les visiter, le vélo est sans doute un des meilleurs moyens.
Nous avons donc fait du vélo toutes la journée dans les environs de Yangshuo (pour 80 cts la journée, on peut se le permettre) : visite de la montagne de la lune, très connue car elle est en forme d’arche et on n’a beaucoup de mal à expliquer comment elle a pu se former, ascension dans un parc en haut duquel on a une superbe vu sur cette montagne et sur les environs de Yangshuo (même s’il faut vraiment le mériter car la montée est longue et il fait vraiment extrêmement chaud, surtout quand on est assez idiotes pour faire l’ascension à 13h !), puis balade dans les environs. A Yangshuo, il y a aussi des grottes à visiter et une croisière en radeau de bambou à faire, mais nous n’avons pas eu le temps cette fois-ci, ce sera pour la prochaine fois.
Alors donc, après notre ascension dans le parc pour voir la montagne de la lune, on reprend les vélos, en s’aventurant cette fois-ci plus dans les petits chemins de terre. En fait, on cherchait un chemin pour aller en vélo vers une branche du fleuve sur lequel il est sympa de se promener en vélo, et, manque de plan détaillé, on s’est un peu égarées dans la campagne. C’était bien sympa jusque vers 17h, lorsqu’un énorme orage éclate. Pierre nous avait pourtant bien dit que le vélo pendant la saison des pluies, c’était pas ce qu’il y avait de mieux. Comme on avait un parapluie pour 2, on commence par s’abriter. Sauf que la pluie ne s’arrêtant pas, on a décidé de repartir quand même au moment d’une accalmie (qui en fait n’a duré que 2 minutes). Résultat, on est arrivées à l’hôtel trempées jusqu’aux os, les jeans aussi mouillés que si on les avait jetés dans la piscine, et sans pantalon de rechange ! D’autant plus que je ne sais pas ce qu’elle a la pluie ici, mais mes chaussures sont complètement détruites, elles ont des traces blanches comme si je les avais emmené dans la mer… On a donc été obligées de négocier l’achat de 2 pantalons juste avant de rentrer prendre une douche bien méritée.
Puis le soir, dîner occidental. J’avais oublié à quel point une pizza ça peut être bon de temps en temps. Idem pour la glace d’ailleurs (on trouve un peu de glace à Laibin, mais pas énormément quand même et pas de glaces à l’italienne faites maison).
Sinon, pour les restos à Yangshuo, il y a une autre possibilité : le serpent ! Y’a un resto où on peut manger du serpent. Alors, c’est bien parce qu’on peut le choisir, puis ils le tuent en cuisine et on peut même boire le sang du serpent et emporter la peau du serpent comme souvenir ! Donc bon, apparemment, quand papa et maman vont venir en Chine, on va passer Noël à Yangshuo donc je crois que j’ai trouvé un moyen de passer un Noël inoubliable…
Enfin, quelques instants shopping et au lit, le vélo nous avait complètement épuisées !
vendredi 29 juillet 2005
Visite du lycée de Laibin
Cet après midi, je suis allée au lycée de Laibin. En fait, en ce moment, il y a 25 étudiants américains d’origine chinoise qui sont à Laibin pour donner des cours d’anglais. Le lycée est assez impressionnant. Il est super grand, on dirait un petit campus américain, à part qu’il n’y a pas de Mc Donald’s dedans et qu’il y a que des bâtiments de cours et des dortoirs. J’ai pas réussi à bien comprendre le nombre d’élèves qu’il y a exactement dans ce lycée. Je crois qu’il y a 30000 élèves au total à Laibin et que dans ce lycée, il doit en avoir 3000, mais je suis pas du tout sûre, je n’ai pas très bien compris. J’ai aussi rencontré le proviseur, il avait l’air sympa mais malheureusement, ils avaient rien prévu à ma visite et était occupé donc la conversation fut très brève. Dans les salles de classe, il devait y avoir environ 50 élèves je pense, tous avec des tonnes de bouquins sur leur table. Décidément, l’école et les études, c’est vraiment sacré ici.
Bon, sinon la question que vous attendez tous : et les vacances dans tout ça ? Ben, apparemment, il n’y a qu’un mois de vacances en Chine, donc désolée pour tous les Français qui voulaient aller étudier là bas.
Enfin, en fait, Synergie voudrait développer un partenariat avec l’école et les stagiaires Français, on va donc peut-être y aller plus souvent avec Emmanuelle et Johann. Je vous en dirais plus sur le lycée de Laibin la prochaine fois.
mardi 26 juillet 2005
Cartes avec sinogrammes chinois
Aujourd’hui, je me suis lancée dans la confection de cartes avec d’un côté le sinogramme, et de l’autre la prononciation (le pinyin) et la signification. Je sais maintenant comment faire pour taper des caractères chinois sur mon ordinateur. En fait, on écrit le pinyin (sans les tons - les tons, c’est ce qui correspond à nos accents en gros, sauf que c’est beaucoup plus utilisé et pour chaque voyelle, il y a 4 tons) et après, l’ordinateur nous propose une liste de sinogrammes. Plus qu’à choisir celui qu’il nous faut !
dimanche 24 juillet 2005
Jus de fruits frais à Liuzhou
Aujourd’hui, nous sommes allées à Liuzhou. Rien de particulier à signaler, à part qu’on a trouvé un endroit où ils font des jus de fruits frais (à 0,6 €)… Rien de meilleur qu’un bon jus de mangue frais (surtout qu’ici, les jus de fruit que l’on trouve dans les supermarchés sont très chimiques, avec 30% de jus de fruit maximum, le reste en eau et sucre)….
samedi 23 juillet 2005
Repas au resto
Ce soir, on est allé au resto avec Emmanuelle parce qu’on avait envie de beignets à la citrouille (c’est vraiment trop bon et on sait le trouver facilement dans le resto avec les photos). Donc on a mangé des beignets à la citrouille. Par contre, va encore falloir qu’on améliore notre chinois parce qu’on leur a demandé du bœuf et ils nous ont ramené une viande non identifiée (peut-être des grenouilles, mais pas sûr car la peau était vraiment épaisse et puis, de toute façon, ici, ils mangent tout dans la grenouille, même les mains). Enfin bon, on a fait ramener le plat et on a eu du bœuf beaucoup plus classique à la place.
vendredi 22 juillet 2005
Massage à 3 €
Ce soir, Pierre nous a invité au resto car il y a toute sa famille qui est là jusqu’à mi Août (ils vont partir faire un peu de tourisme dans le Yunnan et à Pékin entre temps quand même). Puis, après le resto, on est allé dans un salon de massage. Ici, il y en a un peu partout et ce qui est bien, c’est qu’à 3 € l’heure de massage, on peut se le permettre souvent. Décidément, c’est vraiment pas tous les jours faciles la vie en Chine. D’ailleurs, c’est un peu pareil pour la manucure et la pédicure, qui sont à environ 1 € à Nanning (1,5 € les deux).
mardi 19 juillet 2005
Cookies particuliers
Ce week-end Emmanuelle avait acheté des cookies à Nanning pour offrir aux gens de son département (Finance), parce qu’ils ramènent tout le temps à manger. Le problème, c’est qu’en croyant prendre quelque chose de sûr, des cookies, elle a en fait pris des cookies au poulet ! C’est super fort et absolument infame !
En fait, l’explication est simple. Les chinois ne font pas vraiment de différence entre plat et dessert, et donc ils mélangent en permanence sucré et salé, c’est pour cela qu’il est assez fréquent de voir des gâteaux ou des biscuits à la viande ou aux herbes.
Bilan de l’opération : on sait maintenant repérer le sinogramme poulet sur les étiquettes et la prochaine fois, s’interroger à deux fois sur la véritable nature de ce qu’on mange (quoi que parfois, vaut peut-être mieux pas trop savoir ce que l’on mange, sinon, c’est pas sûr qu’on continuerait à le manger).
lundi 18 juillet 2005
Conduire en Chine
Je vous avais déjà un peu parlé des chinois au volant, mais bon, je crois que ça mérite vraiment qu’on y prête attention parce qu’ici, ils conduisent vraiment n’importe comment. Je me demande d’ailleurs toujours pourquoi ils existent des feux rouges et si il existe vraiment des règles de priorité dans le code de la route chinois. En fait, plus t’es petit, moins t’as de droits… Un camion, ça klaxonne fort alors ça passe, une voiture déjà un peu moins, un vélo encore moins, et un piéton, c’est même pas la peine d’y penser…
De plus, les routes sont dans un état bien souvent pitoyable, en tout cas à Laibin. Il y a des trous partout, parfois ils rebouchent, mais une semaine après, ca redevient pareil.
D’ailleurs, avec tout ça, et si on ajoute le fait que les camions roulent surchargés et avec des pneus complètement usés, on comprend mieux pourquoi il y a beaucoup d’accidents en Chine (même si on en entend jamais parler). D’ailleurs, il y a quelques jours, un bus s’est retrouvé dans la rivière.
Avec tout ça, je viens d’apprendre quelque chose de vraiment aberrant. Si un français veut conduire en Chine, il faut qu’il repasse son permis en Chine, le permis international n’est pas valable ici (et l’examen est en chinois, on peut parfois demander des traductions mais ça dépend où on passe le permis). Par contre, si un chinois a un permis chinois, il peut conduire en France ! C’est ça la diplomatie internationale.
dimanche 17 juillet 2005
Matelas pneumatique
Hier, à Nanning, j’ai fait l’acquisition d’un matelas pneumatique. Ben je crois que j’ai compris ce que c’est le bonheur ici : bronzer sur un matelas pneumatique dans la piscine. Comme ça, dès qu’on a trop chaud, on peut retourner dans l’eau se rafraîchir…
Enfin bon, tout ça pour dire que la vie à Laibin, c’est quand même tranquille parfois (bon, faut pas qu’il y ait trop de chinois dans la piscine, mais bon… on fait avec).
samedi 16 juillet 2005
Les études en Chine
Aujourd’hui, nous sommes allées à Nanning car il y avait une exposition réalisée par FIGLEC sur l’éclairage en France. L’expo était pas mal et ça nous a permis de visiter le musée des minorités de Nanning (dans les guides français, c’est une des seules choses qu’ils disent de visiter à Nanning).
Mais en fait, ce qui a le plus marqué cette visite, c’est les étudiants chinois qui sont embauchées pour expliquer l’exposition aux visiteurs. Ils ont fait deux ans de français et ils parlent français couramment, sans accent, et sans faute… C’est démoralisant ! Je suis sûre qu’au bout de 10 ans de chinois je n’arriverais même pas à parler aussi bien qu’eux en français au bout de seulement deux ans ! Va falloir qu’on revoit nos méthodes d’apprentissage des langues en France.
Enfin, pour nous rassurer, il faut quand même dire qu’ici, les études, c’est indispensable. Avec la politique de l’enfant unique, l’enfant doit être absolument le plus parfait possible, et donc en particulier le plus éduqué possible. C’est pour cela que dans les librairies, le rayon apprentissage de l’anglais est absolument immense, il existe des méthodes même pour les 2 à 4 ans, pour qu’ils apprennent l’anglais en même temps que le chinois quasiment. L’apprentissage de l’anglais est très récent en Chine (depuis les années 90 surtout) et il a l’air de prendre une ampleur relativement importante, même si les gens dans la rue ne parlent pas du tout l’anglais… Ce sera sans doute pour la prochaine génération. Il existe aussi des centaines de méthodes pour apprendre tout et n’importe quoi (d’ailleurs, beaucoup de méthodes sont en VCD, ce que l’on n’a pas du tout en France).
jeudi 14 juillet 2005
Mon nouveau vélo
Le 14 Juillet, à Synergie, c’est férié. Donc journée libre.
Ce matin, on est allé avec Pierre m’acheter un vélo. Pierre s’y connaît bien en vélo donc il sait bien tout ce qu’il faut regarder (parce que les vélos achetés ici sont des vélos d’occasion, y’a très peu de vélos neufs à Laibin). Et donc me voilà équiper pour 6 mois avec mon vélo acheté 210 yuans (21 €), son cadenas (parce qu’il y a pas beaucoup de vols à Laibin, excepté les vols de vélo) et sa pompe !
Sinon, journée tranquille : piscine, internet, mise à jour du site…
mercredi 13 juillet 2005
Cérémonies du 14 Juillet
Ce soir, il y avait des festivités organisées par Synergie pour fêter le 14 Juillet. Pour l’occasion, on a d’ailleurs fini une heure et demi plus tôt.
En fait, la soirée commençait par un repas au cours duquel on a dû avoir une quinzaine de plats pour la table (on était 10 par table) : des bizarres, comme des pattes de poulets frites (y’a rien à manger à part la peau mais les chinois mangent ça : en fait, il croquent dedans et après ils recrachent les os) ou de la soupe avec un poussin dedans (il était plumé, mais encore entier et mis avec une tête de poulet - peut-être sa mère - dans la soupe !), et des plus classiques (meilleurs aussi). Mon seul regret est d’avoir loupé le porc au caramel car ils l’ont servi pendant que l’on chantait la marseillaise et la serveuse a repris le plat avant que l’on ne revienne.
Pendant le banquet, il y avait en effet diverses animations : au début, les traditionnels discours des dirigeants de Synergie, de Figlec (c’est la société qui possède la centrale, Synergie ne fait que l’exploiter), discours au cours desquels les chevilles des membres du parti, du fournisseur de charbon et des membres du dispatching (service sous le contrôle de l’Etat chinois qui gère l’approvisionnement en électricité et choisit combien de kilowatt ils vont acheter dans telle centrale et combien ils vont acheter dans telle autre) ont dû particulièrement enfler tellement ils ont été remerciés. On ne verrait pas ça en France. J’ai également appris que Laibin est jumelée avec Dunkerque (ce qui n’est d’ailleurs pas une bonne idée parce que les chinois sont absolument incapables de prononcer le mot Dunkerque. La prochaine fois, ils devraient y réfléchir avant !) et que le carnaval de Laibin, qui a eu lieu aux alentours du 16 Mai dernier je crois, est passé sur TF1. Avis aux amateurs, les archives sont peut-être encore disponibles sur le site internet, je n’ai pas encore vérifié. Après les discours, il y avait diverses chansons : en chinois par des chinois (qui chantaient tous très bien. D’ailleurs c’est assez impressionnant de voir comment les hommes chinois ont une voix qui peut monter très haut dans les aigus), en chinois par Pierre, et la Marseillaise par tout le club de français de Synergie ainsi que certains expatriés français (dont moi et Emmanuelle).
Après le banquet, il y a eu un feu d’artifice. Il était plutôt beau et surtout très long (il a duré plus de 30 minutes). Et pendant les 30 minutes, ça n’arrêtait pas. Ici, ça ne coûte pas grand chose de faire un feu d’artifice (celui là a coûté aux environ de 1000 € pour 30 minutes non stop et très bien remplies), alors ils tirent beaucoup de pétard, à tel point qu’on a cru au moins 6 ou 7 fois que c’était le bouquet final. Mais, en tout cas, c’était bien sympa.
Enfin, avec Pierre, Emmanuelle, Cyril, Vincent et un autre Vincent qui travaille pour Figlec, nous sommes retournés dans le bar boîte de la semaine dernière pour finir la soirée. Eh oui, y’a pas de bal des pompiers en Chine alors faut bien trouver des substituts ! Par contre, y’avait beaucoup moins de monde que la dernière fois (faut dire que la dernière fois, c’était une soirée spéciale où on avait été invités), et y’avait pas les fameuses animatrices qui avaient tant plu à Pierre.
mardi 12 juillet 2005
Leçon de français/chinois
Ce soir, on a fait une leçon de français/chinois avec une chinoise. Emmanuelle et moi on lui apprend le français, tandis qu’elle nous apprend le chinois. C’est sympa et ca nous fait parler. Mais en fait, je ne suis restée qu’une heure parce qu’après, des chinois qui avaient participé au tournoi de tennis la semaine dernière sont venus me chercher pour jouer au tennis, donc je suis allée avec eux. Ca fait du bien de faire du sport, mais je sais pas si vous avez déjà essayé de faire du tennis dans un hammam, c’est vraiment pas évident. Au bout d’une heure de tennis, j’étais complètement trempée. Et le pire, c’est que la piscine était vide ! Eh oui, y’avait un problème de moteurs alors ils ont dû la vider totalement pour réparer les moteurs et la remettre en eau. Enfin il faut dire que vu le nombre de feuilles qui tombent dans la piscine, les moteurs et les filtres doivent être soumis à rude épreuve.
Sinon, on a enfin internet chez nous. Bon, China Telecom n’a pas encore tout compris puisque l’on n’a plus le téléphone (on aurait peut-être dû préciser qu’on voulait l’ADSL et le téléphone), mais bon, ça devrait être réglé demain, il suffit qu’ils rebranchent le câble qu’ils ont débranché.
lundi 11 juillet 2005
Comment choisir un resto ?
On est retourné au restaurant avec Emmanuelle, Vincent, et Cyril. Alors, pour aller au restaurant quand on ne parle pas bien chinois (et qu’on n’a pas trouvé de chinois pour nous accompagner), y’a pas beaucoup de solutions, surtout à Laibin : soit on trouve un resto avec un menu en anglais (bon à Laibin, le choix est limité, y’en a qu’un seul), soit on trouve un resto ou y’a des photos en dessous du nom du plat (et là ça double le nombre de resto possibles puisqu’il y en a un aussi à Laibin. Non, en fait, y’en a peut-être d’autres, mais pas pour tous les plats). La troisième solution, c’est d’aller dans un resto normal et de commander un peu au hasard à l’aide d’un guide de conversation, mais ça peut être plus dangereux parfois, étant donné la nature de certains mets chinois.
vendredi 8 juillet 2005
Nom en chinois
Ca y est, j’ai un nom en chinois. Ca s’écrit艾玓en chinois (si vous n’avez pas les caractères chinois installés sur vos ordinateurs, je l’ai aussi mis dans l’image qui accompagne cette news pour que vous puissiez le voir) et ça se prononce Ai Di (aille di). Ai ne veut rien dire de spécial, c’est juste un nom de famille commun en chinois. Par contre, di dignifie « la brillance de la perle ».
mercredi 6 juillet 2005
Tournoi de tennis
Ce matin, j’ai ouvert un compte en banque. Une CB coûte 5 yuans (50 centimes) ici. Enfin, heureusement qu’Alex m’avait accompagné parce que là-bas, ils comprennent pas un mot d’anglais.
Cet après-midi, formation sécurité : eh dire que pendant ce temps, j’aurais pu avancer mon boulot. Les chinois manquent définitivement de productivité. Le gars a mis 2h30 pour nous dire quelque chose qu’il aurait pu faire en 30 minutes. Enfin bon, on ne rigole pas avec la sécurité ici.
Le soir, Pierre (mon tuteur) avait organisé un tournoi de tennis. J’y ai participé, et j’ai perdu dès le premier match. La prochaine fois, je m’entraînerais avant ! Enfin, c’est pas facile de jouer au tennis sous une chaleur pareille… quelle idée ! Mais en tout cas, c’était bien sympa… J’aurais dû emmener ma raquette. Mais bon, j’en achèterais une pas trop cher je pense. Demain, les choses sérieuses commencent (c’était juste les qualifications aujourd’hui !)
Bon, avec tout ça, ça va faire 2 jours que je n’ai pas fait de chinois… va falloir remédier à tout ça.
PS : Pour les JO, ce n’est pas juste, Londres n’aurait pas dû gagner. D’ailleurs, tous les chinois étaient persuadés que c’était Paris qui allait gagner. La TV locale était même venue au village pour récolter les impressions des Français. Ben raté, ils ont juste eu le droit à un tournoi de tennis !
mardi 5 juillet 2005
Bar boite chinois
Aujourd’hui, j’ai visité la centrale avec Johann. C’était sympa parce qu’il l’a connaît super bien. Par contre, si l’air extérieur fait déjà un hammam naturel, quand on visite la centrale, c’est encore pire !
Le soir, tous les expatriés, ainsi que certains employés chinois de Synergie, dont Alex, été invités dans un bar-boîte. C’était plutôt sympa. Par contre, les chinois ne dansent pas beaucoup, ils s’assoient plutôt autour d’une table et font des jeux pour boire. Ainsi, j’ai joué au jeu auquel on avait joué la dernière fois avec Tom et Xav à la Tranche : chacun a 5 dés et il doit faire une enchère sur le nombre de 1 par exemple qu’il y a parmi les participants. Si on perd, on boit ! L’avantage de ce jeu, c’est que ça m’a permis de réviser comment on compte avec les doigts en chinois (ben oui, ça aussi, c’est différent ! Décidemment, ces chinois, ils ne veulent rien faire comme les autres.) Côté boisson, c’est aussi assez particulier en Chine : la bière n’est pas mauvaise, du moins à mon goût, car elle est douce et peu amère. Ils font aussi du whisky thé ou de la vodka thé mais ça, je n’ai pas encore testé ! J’ai également gagné 2 petites peluches (les animatrices les distribuaient, et un chinois de Synergie m’en a donné une autre). Ici, même les peluches ont les yeux bridés (en tout cas certaines) !
lundi 4 juillet 2005
Repas entre Francais
Aujourd’hui, c’était vraiment le début de mon stage. Ce matin, j’ai assisté à ma première réunion de division IMG. C’est pas toujours évident à suivre, surtout qu’il faut arriver à comprendre l’anglais chinois… et ça se complique encore plus lorsqu’ils parlent de choses techniques dont je n’étais pas forcément au courant (car si on sait un minimum de quoi ils veulent parler, on peut deviner, sinon, la tâche se complique).
Le lundi midi, à la cantine, la cuisine nous fait que des raviolis (chinois bien sûr)… c’est super bon.
L’après midi, j’ai eu une petite formation Lotus Notes, c’est ce qu’ils utilisent ici, ainsi qu’un aperçu de comment fonctionne une procédure. Le travail est extrêmement procédurier ici. Pour la moindre petite chose, il existe une procédure. Il faut donc que je m’habitue à tout ce système, qui n’est pas toujours évident car les procédures sont parfois très compliquées, sans doute trop même.
Ce soir, nous avons eu l’espoir d’avoir internet, mais en fait non, toujours pas. J’espère qu’ils vont rapidement activer la ligne. Entre Français, nous avons également eu droit à un restaurant, ce qui était bien agréable. Une chinoise avait commandé pour nous les plats à l’avance, comme ça, c’était beaucoup plus simple. Et pour le reste, nous avions Bin, le chinois qui parle aussi français, qui nous aidait. D’ailleurs, la prochaine fois que je sors le soir, va falloir que je pense à sortir mon anti-moustique. Jusqu’à présent, je n’en n’avais pas beaucoup vu et là, en l’espace de 5 minutes où je suis restée dehors, je me suis faite piquer 4 fois (apparemment, y’a pas que les moustiques français qui m’apprécient !)…
Puis nous devions aller à la répétition de chant pour le 14 Juillet. En effet, à cette occasion, les chinois vont chanter la marseillaise et certains français (moi, Emmanuelle, et peut-être Pierre) vont chanter avec eux. Mais en fait, c’était déjà fini quand nous sommes arrivés. Prochaine répétition : Jeudi.
Sinon, divers remarques auxquelles je pense sur la culture et la vie en Chine et que je ne sais pas trop où mettre :
- Parfois, on voit des gens entièrement nus dans la rue (depuis mon arrivée, j’en ai vu 2). Ce sont les plus pauvres.
- À la centrale, il est très difficile de fidéliser les salariés. En effet, ils sont souvent à la recherche de l’entreprise qui leur offrira le meilleur salaire et ne s’attachent pas beaucoup à l’entreprise, et ce d’autant plus qu’il y a peu de monde qui veut ou peut travailler dans les centrales électriques. Ce qui fait qu’en 5 ans, certains salaires ont été multipliés par 5 ou 6. Ainsi, Johann connaît quelqu’un qui est arrivé quand il était là bas il y a 5 ans et qui touchait à l’époque 2000 yuans (200 €) par mois, il en touche aujourd’hui 12000 (1200 €), ce qui est énorme vu le niveau de vie sur place, d’autant plus qu’il ne paye pas de logement, et pourtant, il part quand même. Les chinois n’habitent pas au village (à l’exception des cadres chinois), mais ils ont quand même une résidence payée par Synergie où il y a une salle de sport, une salle de lecture, un terrain de foot… et peuvent utiliser la piscine du village s’ils le souhaitent. Mais en fait, l’autre problème qui se pose à Synergie, c’est que dans à peu près 10 ans, elle sera revendue aux autorités chinoises, et il n’est pas du tout sûr qu’ils maintiennent les salaires au même niveau qu’actuellement.
- Comme aux Etats-Unis, il n’y a pas de rez-de-chaussée, on arrive directement au premier étage.
samedi 2 juillet 2005
Premier week-end en Chine
Vendredi soir, nous sommes allés manger au restaurant avec Emmanuelle et un autre stagiaire, qui est chinois mais qui parle aussi français. Ici, en général, les plats sont mis en commun et chacun prend ce qu’il veut, et en général aussi, ils commandent 2 fois trop. Quand on va au restaurant à plusieurs, on réserve aussi souvent une salle séparée, ce qui coûte le même prix et est très agréable car les salles sont souvent bruyantes. Ce soir là, nous avons mangé pour très cher, 6 € (non je rigole pas, c’est vraiment très cher en Chine) ! Décidemment, je n’arrête pas d’aller au restaurant, d’autant plus que j’y retourne Lundi pour un dîner entre Français (les stagiaires, nous serons 6, en comptant le stagiaire chinois qui parle français, pendant 2 mois, et puis après, il ne restera plus qu’Emmanuelle, Johann, un stagiaire master qui travaille déjà depuis 6 ans pour EDF et qui a déjà passé 3 ans à Laibin il y a 6 ans pour la coopération - il est d’ailleurs venu ici avec sa femme, qu’il avait rencontré ici, et ses 2 enfants -, moi, et les expatriés français). La nourriture chinoise se mange, certains plats sont bons, d’autres moins bons, certains sont très louches d’autres moins. Ici, ils mangent un peu de tout : intestins d’oie, rat (paraîtrait qu’ils vont les chercher dans les champs, mais que c’est très bon), chien (ça c’est connu), peau de poisson (j’ai un peu du mal à imaginer ce à quoi ça ressemble)… Le problème souvent, c’est qu’ils laissent la peau et les os, ce qui fait qu’on a l’impression de manger des os et de la graisse (sur dans les pieds de porc par exemple)… C’est pour cela qu’en général, le plat le plus sûr est le bœuf.
Puis Samedi, on est allé à Nanning. Le matin, nous avons pris le bus Synergie (à 7h du mat, super pour un Samedi matin), mais nous n’avions pas de place pour le soir, donc nous sommes rentrés par le bus public (qui ne coûte pas très cher : 3,5 € pour 1h45 de bus !). En fait, Synergie organise des bus toutes les semaines vers les 2 grandes villes de la région : une semaine c’est pour Nanning, l’autre pour Liuzhou (qui est un peu plus petite que Nanning). A chaque fois, il y a 2 bus, un qui revient le Samedi et un autre qui revient le Dimanche. Le problème, c’est qu’il faut réserver assez tôt si on veut avoir une place et nous avions qu’une place dans le bus qui revenait le Dimanche.
Nanning est une grande ville, avec beaucoup plus de magasins et de choix que Laibin (il y a des supermarchés à Laibin mais ils ne sont pas très grands). Ce n’est pas une ville touristique. J’ai pris quelques photos, que je mettrais sur le site dès que j’aurais internet chez moi, car je n’ai pas le temps de le faire au boulot. C’est aussi dans les villes comme Nanning que l’on comprend comment la Chine a une progression de son PIB de 10% par an : là bas, tout est en construction, et la ville va sans doute beaucoup changer ces prochaines années.
A Nanning, il y a un WalMart, c’est là que nous avons fait quelques courses (surtout des produits ménagers). J’étais assez surprise parce qu’on trouve en fait de tout là bas, y compris les produits de beauté européen, qui ne sont pas beaucoup plus chers qu’en France. Par contre, pour me faire à manger, je n’ai pas encore bien mes repères et je ne sais pas encore trop quoi acheter, surtout pour le petit déjeuner (il n’y a pas vraiment de règle en Chine pour le petit déjeuner, certains prennent de la soupe, d’autres des œufs, d’autres achètent du pain chinois). Mais ce qui est le plus troublant en Chine, ce sont les prix : à WalMart, bon nombre de choses sont environ 10 fois moins chères qu’en France, à l’exception des téléphones portables et de l’électronique en général. A titre d’exemples, un DVD ou un CD coûte à WalMart (donc pour un DVD « officiel ») 2,3 € en moyenne (mais on peut en trouver des moins officiels dans des petites boutiques à 60 centimes), un parapluie 2 € (il fallait que j’investisse, c’est la saison des pluies ici et même s’il n’a pas beaucoup plu depuis mon arrivée, ça ne saurait tarder), une paire de chaussures 3 €, une multiprise 20 centimes, les fruits et les légumes 20 centimes les 500 grammes en moyenne… C’est pareil pour les livres. J’ai trouvé une méthode de chinois en anglais qui est très bien faite et j’ai acheté les 2 premiers tomes (il y en a 6, c’est ce que je trouvais intéressant, car il m’était difficile de trouver en France des méthodes de chinois plus avancées) avec les cahiers d’exercices pour 18 €, alors que mon livre de chinois que j’avais cette année coûte à lui seul 45 € ! Un livre en général coûte 2 à 3 €, dommage que je ne comprends pas suffisamment le chinois pour lire en chinois. Mais je pense que bientôt j’achèterais des livres pour enfants en chinois, car ils mettent le caractère et la prononciation (le pinyin) dessus, donc je pourrais plus facilement apprendre. J’ai aussi vu mon dictionnaire de chinois qui coûte ici 3,4 € (et 19 € en France). Enfin voilà pour vous donner une idée du coût de la vie ici.
La chose la plus surprenante à Nanning est le nombre de boutiques de téléphones portables, surtout que ceux-ci ne sont pas vraiment moins chers qu’en France et que ces boutiques vendent des téléphones sans abonnement. Il y en a absolument partout, c’est assez impressionnant. Je ne sais toujours pas comment toutes ces boutiques font pour vivre.
Le soir, Vincent est venu avec un modem pour installer l’ADSL… Malheureusement, il n’a pas réussi à le faire fonctionner, il ne savait pas si c’était à cause du modem ou de notre prise téléphone. J’espère que c’est à cause du modem, car cela prendra moins de temps pour trouver un autre modem que pour faire réparer la ligne par un technicien. Donc pas d’ADSL aujourd’hui, peut-être Lundi, si tout se passe bien.
Dimanche a été une journée tranquille : un peu de grasse matinée le matin (il faut dire que depuis mon arrivée, je n’ai pas beaucoup dormi), un peu de ménage, un peu de chinois (je me suis fixé un minimum d’une heure par jour de chinois). Nous sommes aussi allées au marché, acheter des fruits et des légumes. Sur le marché, les commerçants étaient vraiment très gentils avec nous, et on arrivait même à se faire comprendre ! D’ailleurs, je ne crois pas qu’ils nous aient fait payer vraiment plus cher parce que nous étions touristes, puisque les prix ressemblaient à ceux que l’on avait vu la veille à WalMart. En tout cas, les fruits et les légumes, ça ne coûte rien non plus : pour 4 aubergines, 500 gr de tomates, 1 oignon, 1 légume non identifié (sans doute une sorte de courgette… faut bien essayer !), 500 gr de soja, 1kg5 de bananes, 1 kg de mangues (ici, les mangues sont 2 fois plus petites qu’en France) et 1 kg de litchis (c’est la saison des litchis, mais elle va bientôt toucher à sa fin alors il faut en profiter) on a payé 2,2 €… Essayer d’aller acheter la même chose à Carrefour en France et on pourra comparer !
Après le marché, nous sommes allées à la piscine, bien agréable pour se rafraîchir.
Enfin, ce soir, pour changer, nous sommes allées au restaurant. En fait, il y a un nouveau stagiaire qui était arrivé ce matin et il n’avait pas mangé depuis 3 jours (il venait de passer 2 semaines à Pékin et avait pris le train qui vient directement à Laibin en un temps record : 31 heures !), donc on l’a emmené dans un restaurant dont un chinois nous a traduit le menu (extrêmement utile vu qu’ici, en dehors des cadres de la centrale, personne ne parle anglais plus que le Hello que tout le monde nous dit en nous regardant comme si nous étions des extra-terrestres).
Et voilà pour aujourd’hui. Ah j’oubliais, j’ai également eu aujourd’hui des mauvaises nouvelles d’internet : apparemment, ce n’est pas le modem mais notre ligne qui n’est pas ou est mal connectée à l’adsl et n’arrive donc pas à se connecter. Va donc falloir faire venir un technicien pour qu’il appelle sans doute China Telecom et que l’on puisse avoir internet. Mais je ne sais pas combien de temps ça va prendre. Enfin, j’en saurai sans doute plus demain.
vendredi 1 juillet 2005
Premier jour de stage
Aujourd’hui, c’était mon premier jour de stage. En fait, je devais normalement commencer Lundi mais comme je ne savais pas trop quoi faire toute seule au Village pendant toute une journée, je me suis dit que c’était aussi bien de commencer aujourd’hui.
Le matin, un bus passe nous prendre au village à 7h45 pour arriver à la centrale pour 8 heures normalement. Sauf qu’en ce moment, il y a des travaux sur le pont qui sépare la ville de Laibin en 2 et que nous devons traverser, et cela crée des bouchons interminables. En fait, personne ne sait très bien ce qu’ils font sur ce pont. Quand nous sommes passés devant, ils y en avaient 2 qui travaillaient et une dizaine d’autres autour qui regardaient, y’a des choses qui m’échappent là mais je crois que je suis pas la seule. En fait, le problème de ces travaux, c’est que ça bloque une voie du pont. Du coup, ils ont mis en place une circulation alternée, mais à la chinoise, ce qui fait que l’on peut bien attendre 20 minutes pour qu’ils alternent la circulation parfois ! Ainsi, au lieu de mettre les 15 minutes habituelles, on met plutôt 30 à 45 minutes pour aller là-bas.
Pendant mon stage, je vais travailler pour 2 départements : d’une part, le département qu’ils appellent IMG (Information Management), et d’autre part, pour la division communication (la communication n’est pas un département à part entière, mais une division, car il n’y a que 2 personnes). Le premier mois, je travaillerais exclusivement pour IMG, puis je jonglerais entre les services IMG et communication.
Pour la partie IMG, je vais travailler sur plusieurs tâches :
- Aide à la rédaction du cahier des charges pour la mise en place de la nouvelle version du progiciel SAP : en fait, la centrale a actuellement une ancienne version de SAP qui a été installée en 2000, mais son intégration est plutôt un échec puisque l’on est loin d’utiliser toutes les fonctionnalités qu’il propose et de plus, on l’utilise souvent mal. Il faut donc repenser complètement le progiciel si on veut réussir l’intégration de la nouvelle version. C’est pourquoi je vais être surtout chargée d’étudier, dans les différents services qui possèdent un module SAP (la finance, les ressources humaines et la gestion des pièces de rechange), comment ce logiciel est utilisé et comment il pourrait l’être encore mieux (par exemple, dans la gestion des pièces de rechange, on utilise encore des fichiers excel alors que ceci pourrait certainement être intégré dans SAP). Mais comme ce projet en est à ses débuts, je vais y être pleinement associée et je pense que je vais beaucoup travailler en collaboration avec Pierre (mon tuteur) dessus, et pas seulement pour cette tâche. Par exemple, cet après midi, nous avons eu un entretien téléphonique avec un spécialiste gestion de projet d’EDF en France qui va nous aider à mettre en place ce projet SAP, mais il faut bien savoir identifier les tâches où l’on aura besoin de leur aide et celles où l’on peut se débrouiller sur place, car, cela a beau être des agents d’EDF France, ils sont facturés et il faut donc faire très attention au budget dépensé.
- Mise en place et mise en valeur de l’intranet : c’est un outil qui vient juste d’être développé par Vincent, le stagiaire avec qui j’ai voyagé, et qu’il va donc falloir mettre en place.
- Travail sur les documentations : de nombreuses documentations sont réalisées par le service IMG, mais il faudrait simplifier un maximum les tâches qui sont réalisées au cours de la réalisation de ces documentations. Il va donc falloir que j’étudie comment les gens travaillent et pense à comment ils pourraient travailler plus efficacement.
Voilà pour la partie IMG. Pour la partie communication, je ne sais pas encore exactement ce que je vais faire. Cependant, le responsable de la division m’a dit qu’il me fera rencontrer des medias, des personnes du gouvernement, des employés de Synergie…
Je suis très contente de ce qui m’est donné à faire et je pense que je vais pouvoir apprendre beaucoup de choses.
Dans l’entreprise, les gens sont extrêmement accueillants et toujours prêts à aider. Je ne pense pas que ça va être très difficile de m’intégrer. Par contre, ce qui est plus difficile, c’est de retenir les noms de tout le monde. Les noms chinois se ressemblent tous beaucoup, alors quand on m’a fait faire le tour de tous les bureaux, je n’ai pas réussi à retenir beaucoup de noms, si ce n’est ceux des français et des quelques personnes avec lesquelles j’avais été en contact précédemment.
Le matin, j’ai donc visité les différents services (je n’ai pas encore visité la centrale, mais Alex, qui est dans le même bureau que moi et travaille à la communication, m’a dit qu’il me la ferait visiter bientôt. D’ailleurs, j’ai mes chaussures spéciales et mon casque pour y aller). Ensuite, je n’avais pas beaucoup de travail car mon tuteur IMG était occupé, le responsable communication absent, et Alex très occupé par la réalisation des invitations pour le 14 Juillet (le 13 Juillet au soir, il y aura une fête à Synergie pour fêter le 14 Juillet avec un feu d’artifice et toute l’entreprise, mais aussi certains membres du gouvernement chinois, sont invités), mais j’ai pu en profiter pour mettre à jour le site internet et envoyer quelques mails. Le midi, nous rentrons au village pour manger, il y a une cuisinière qui prépare à manger. Comme ça, c’est plus simple et ça me permet de manger des choses un peu différentes de ce que je me ferais à manger. Puis le bus revient nous chercher à 13h45. L’après midi, j’ai travaillé sur le projet SAP avec Pierre. Le soir, le bus repart de la station à 18h, et pas une minute de plus ! Ici, les horaires sont très stricts et respectés à la seconde près.
jeudi 30 juin 2005
Premier jour à Laibin : découverte du « village »
J'habite dans une maison avec 4 chambres et 2 salles de bain et nous sommes 2. Il y a aussi un beau salon. Mais j'ai profité de mon aprèm de libre pour prendre des photos, alors vous allez pouvoir voir ça. Il y a aussi une belle piscine (je voulais y aller mais elle est fermée à clef, va falloir que je me renseigne sur les horaires d'ouverture et le possesseur de la clef), des terrains de tennis, des billards, une table de ping pong… Mais vous verrez tout ça sur les photos. Laibin est une petite ville, mais qui comporte quand même quelques magasins. J'essaierai de prendre rapidement des photos pour que vous vous rendiez compte, car c'est assez difficile à décrire une ville chinoise. Ici il fait très chaud, et surtout très lourd, alors le chapeau (ou le parapluie convertit pour l'occasion en pare-soleil) est très en vogue chez les chinois. Sinon, de toute façon, nous avons la clim partout, alors ce n'est pas si gênant que cela. D'ailleurs, je m'attendais à bien pire parce qu'il fait très lourd, mais cela reste quand même dans les limites du supportable.
Le midi, on a une pause. Le bus part à 12h de la centrale et vient nous rechercher à 14h. Alors du coup, j'ai pu voir ma colocataire pour les 6 mois à venir et aussi mon tuteur actuel de stage (en maillot de bain, prêt pour aller faire un plongeon dans la piscine avant de repartir !). Ca a l'air sympa. D'ailleurs, je devais commencer Lundi mais je pense qu'en fait j'irai demain.
mercredi 29 juin 2005
Le voyage
Mon voyage s'est passé sans encombre, ou presque. A Paris, j'ai retrouvé Vincent, un stagiaire qui est ici depuis Novembre et reste jusqu'en Août, avant d'aller dans une université de Nanning (la capitale du Guangxi) étudier le chinois.
1ère étape : embarquement à Paris. C'est sans doute là qu'on a eu le plus de problèmes. En effet, mon sac faisait 26 kg au lieu des 20 autorisés et celui de Vincent 31. Or la tolérance 0 semblait être de rigueur aujourd'hui. Mais bon, finalement, nous avons réussi à passer sans pénalité (car à 36 € le kg supplémentaire, à§a dissuade !) en mettant les kilos en trop dans nos bagages à main. Vincent a quand même dû se séparer d'une de ses bouteilles de champagne, parce qu'ils ont aussi pesé nos bagages à main (enfin, on n'a tout de même pas présenté nos sacs d'ordinateurs portables).
Notre premier vol s'arrêtait à Canton : 11 heures de vol. à‡a s'est bien passé mais 11 heures, c'est quand même long, surtout quand les films proposés ne sont pas très intéressants et que je n'arrivais pas à dormir. Au total, pendant les 11 heures de vol, j'ai dû dormir à peine plus d'une heure. Dur dur ! Surtout quand on arrive à 6 heures du matin à Canton et qu'il va falloir rester éveillée encore toute la journée si je ne veux pas souffrir trop du décalage horaire. A notre arrivée à Canton, à 6 heures du matin, il fait déjà 26°C… Tout cela ne laisse rien présager de bon.
L'aéroport de Canton est vraiment un très bel aéroport. Nous passons l'inspection sanitaire et les douanes sans aucun problème (j'appréhendais un peu le passage des douanes à cause de mon visa touristique mais c'est passé sans problème, on ne m'a pas demandé mon billet de retour).
2ème étape : Canton - Nanning. 2ème vol de la journée, mais 1h15 seulement cette fois-ci, qui se déroule sans problème. A part que je commence à avoir faim et qu'en guise de petit déjeuner, on a le droit à une sorte de hot dog dont le pain est très proche de la brioche (donc bien sucré) et un petit pain type pain au chocolat aux qu'au lieu du chocolat, ils ont mis du thon ! Bref, à 7 heures du mat, ce n'est pas vraiment ce dont j'avais rêvé. Je me force à manger un peu mais je commence à comprendre qu'il ne faut vraiment pas aller en Chine pour la nourriture.
A notre arrivée sur Nanning, je commence à apercevoir un peu les paysages que je vais côtoyer : des rizières à en perdre de vue, mais toujours sur de toute petites partielles, de l'herbe très verte (c'est la saison des pluies), et des petits ruisseaux qui parcourent la campagne. On voit qu'il a beaucoup plus et que le niveau des ruisseaux est relativement haut, mais pas de signes d'inondations dans la région.
3ème étape : Nanning - Laibin. A Nanning, un taxi était venu me chercher. Je commençais à m'inquiéter car je n'avais toujours pas changé mon argent et je ne savais vraiment pas comment j'allais le payer (d'autant plus qu'il ne parlait pas un mot d'anglais et que mon vocabulaire de chinois n'inclut pas Â" changer de l'argent Â", ni banque d'ailleurs, va falloir que je règle très vite cette lacune). En fait, il m'a accompagné jusqu'au départ du bus, et m'a même pris mon billet, et la boîte avait dû le payer d'avance car il ne m'a rien demandé !
Cette petite ballade à Nanning a aussi été pour moi le moment de découvrir ce qu'est une ville chinoise de province. L'industrialisation est encore loin de s'imposer, les petites boutiques fleurissent un peu partout, plus ou moins propre (il faut dire que de toute façon, il y a de la poussière partout ici), et je ne sais pas trop comment décrire, mais en tout cas, cela ne ressemble en rien à ce que l'on connaît en France. La prochaine fois que j'y vais, je prendrai des photos, là, je n'avais pas le temps et elles auraient rien rendues à travers les vitres du taxi. Sinon, quelques faits marquants de la circulation en Chine : les taxis (et les bus d'ailleurs) klaxonnent tout le temps, les gens traversent absolument n'importe ou (y compris sur la 4 voies, ca ne leur pose pas de problème), mais cela ne veut pas dire pour autant que les voitures les laissent passer… Conduire en Chine, ca doit vraiment être une aventure.
Le bus de Nanning à Laibin était pas trop mal, les paysages superbes (des montagnes vertes et des rizières).
A Laibin, quelqu'un m'attendait pour me conduire au Â" village Â" (c'est là où les cadres de la centrale sont logés).
Et c'est ainsi que 18 heures après avoir décollé de Paris je suis arrivée dans ma maison pour les 6 prochains mois.
lundi 27 juin 2005
J-2 avant le grand départ
Ça y est, je crois que tout est prêt. J'ai refait ma valise deux fois depuis une semaine, elle rentre dans les 20 kg qui me sont alloués (ou presque).
Sinon, toutes les formalités sont remplies :
- un passeport avec un beau visa chinois dessus. Bon, c'est un visa touriste pour l'instant, je verrai sur place pour le faire prolonger (et pour cela, j'ai fait mon test HIV et une radio des poumons).
- des tas de vaccins : encéphalite japonaise, rage, hépatite A et typhoïde. Au total, 7 injections, un bon rhume, des bons maux de tête, mais c’était pour la bonne cause.
-une pharmacie remplie de tas de médicaments. Avec ça, pas de raisons d’être malade
Reste plus qu’à partir. Départ prévu Mercredi 29 Juin à 12h15 de Paris pour une arrivée en Chine à 6h du mat le lendemain. Eh oui, 12h de vol et 6 heures de décalage horaire… Mais l’histoire du voyage, ce sera pour une autre news, sans doute très prochaine.
J’ai hâte de partir et de découvrir la Chine. Le stage a l’air super intéressant et les conditions de vie sur place : le « village » a l’air sympathique avec sa piscine, ses courts de tennis (malheureusement, ma raquette ne rentrait pas dans mon sac, alors je verrais sur place), de badminton, et ma maison de 4 chambres et 2 salles de bain pour 2 ! Enfin, ça aussi, ce sera pour une autre news.
Voilà pour aujourd’hui… à très bientôt pour de nouvelles aventures !
