mercredi 29 juin 2005
Le voyage
Mon voyage s'est passé sans encombre, ou presque. A Paris, j'ai retrouvé Vincent, un stagiaire qui est ici depuis Novembre et reste jusqu'en Août, avant d'aller dans une université de Nanning (la capitale du Guangxi) étudier le chinois.
1ère étape : embarquement à Paris. C'est sans doute là qu'on a eu le plus de problèmes. En effet, mon sac faisait 26 kg au lieu des 20 autorisés et celui de Vincent 31. Or la tolérance 0 semblait être de rigueur aujourd'hui. Mais bon, finalement, nous avons réussi à passer sans pénalité (car à 36 € le kg supplémentaire, à§a dissuade !) en mettant les kilos en trop dans nos bagages à main. Vincent a quand même dû se séparer d'une de ses bouteilles de champagne, parce qu'ils ont aussi pesé nos bagages à main (enfin, on n'a tout de même pas présenté nos sacs d'ordinateurs portables).
Notre premier vol s'arrêtait à Canton : 11 heures de vol. à‡a s'est bien passé mais 11 heures, c'est quand même long, surtout quand les films proposés ne sont pas très intéressants et que je n'arrivais pas à dormir. Au total, pendant les 11 heures de vol, j'ai dû dormir à peine plus d'une heure. Dur dur ! Surtout quand on arrive à 6 heures du matin à Canton et qu'il va falloir rester éveillée encore toute la journée si je ne veux pas souffrir trop du décalage horaire. A notre arrivée à Canton, à 6 heures du matin, il fait déjà 26°C… Tout cela ne laisse rien présager de bon.
L'aéroport de Canton est vraiment un très bel aéroport. Nous passons l'inspection sanitaire et les douanes sans aucun problème (j'appréhendais un peu le passage des douanes à cause de mon visa touristique mais c'est passé sans problème, on ne m'a pas demandé mon billet de retour).
2ème étape : Canton - Nanning. 2ème vol de la journée, mais 1h15 seulement cette fois-ci, qui se déroule sans problème. A part que je commence à avoir faim et qu'en guise de petit déjeuner, on a le droit à une sorte de hot dog dont le pain est très proche de la brioche (donc bien sucré) et un petit pain type pain au chocolat aux qu'au lieu du chocolat, ils ont mis du thon ! Bref, à 7 heures du mat, ce n'est pas vraiment ce dont j'avais rêvé. Je me force à manger un peu mais je commence à comprendre qu'il ne faut vraiment pas aller en Chine pour la nourriture.
A notre arrivée sur Nanning, je commence à apercevoir un peu les paysages que je vais côtoyer : des rizières à en perdre de vue, mais toujours sur de toute petites partielles, de l'herbe très verte (c'est la saison des pluies), et des petits ruisseaux qui parcourent la campagne. On voit qu'il a beaucoup plus et que le niveau des ruisseaux est relativement haut, mais pas de signes d'inondations dans la région.
3ème étape : Nanning - Laibin. A Nanning, un taxi était venu me chercher. Je commençais à m'inquiéter car je n'avais toujours pas changé mon argent et je ne savais vraiment pas comment j'allais le payer (d'autant plus qu'il ne parlait pas un mot d'anglais et que mon vocabulaire de chinois n'inclut pas Â" changer de l'argent Â", ni banque d'ailleurs, va falloir que je règle très vite cette lacune). En fait, il m'a accompagné jusqu'au départ du bus, et m'a même pris mon billet, et la boîte avait dû le payer d'avance car il ne m'a rien demandé !
Cette petite ballade à Nanning a aussi été pour moi le moment de découvrir ce qu'est une ville chinoise de province. L'industrialisation est encore loin de s'imposer, les petites boutiques fleurissent un peu partout, plus ou moins propre (il faut dire que de toute façon, il y a de la poussière partout ici), et je ne sais pas trop comment décrire, mais en tout cas, cela ne ressemble en rien à ce que l'on connaît en France. La prochaine fois que j'y vais, je prendrai des photos, là, je n'avais pas le temps et elles auraient rien rendues à travers les vitres du taxi. Sinon, quelques faits marquants de la circulation en Chine : les taxis (et les bus d'ailleurs) klaxonnent tout le temps, les gens traversent absolument n'importe ou (y compris sur la 4 voies, ca ne leur pose pas de problème), mais cela ne veut pas dire pour autant que les voitures les laissent passer… Conduire en Chine, ca doit vraiment être une aventure.
Le bus de Nanning à Laibin était pas trop mal, les paysages superbes (des montagnes vertes et des rizières).
A Laibin, quelqu'un m'attendait pour me conduire au Â" village Â" (c'est là où les cadres de la centrale sont logés).
Et c'est ainsi que 18 heures après avoir décollé de Paris je suis arrivée dans ma maison pour les 6 prochains mois.

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