dimanche 28 août 2005
Un vélo éphémère
Mercredi dernier, je m’étais acheté un nouveau vélo pour remplacer l’ancien qui s’était fait volé. J’étais un peu déçue parce qu’il était un peu moins bien que l’autre mais bon, il roulait et n’avait pas de gros défaut, c’est le principal… Il suffisait juste qu’il dure les 4 mois qu’il reste. Enfin, quand je dis qu’il dure les 4 mois qu’il reste, c’était sans compter le fait qu’aujourd’hui, soit 4 jours après, je me le suis fait volé !
Bon alors… la fois dernière, je comprenais, on était au marché (un lieu plus propice au vol de vélo) et le vélo n’était pas attaché. Mais cette fois-ci, ça m’énerve vraiment. On allait à la banque et on avait donc laissé nos vélos juste devant la banque (un lieu qui devrait être sûr) et en plus, le mien et celui d’Emmanuelle étaient attachés ensemble avec 2 cadenas (dont mon nouveau cadenas en acier qui va être très dur à couper je pense). Que cela ne tienne, ils ont quand même embarqué les 2 vélos, ainsi d’ailleurs qu’un troisième qui était à côté. Ils étaient sans doute en camion ou quelque chose comme ça.
Enfin voilà, et moi qui croyais qu’il n’y avait pas de vol en Chine… Cette fois-ci, je vais d’ailleurs quand même aller porter plainte (même si ça ne servira probablement à rien) parce que je commence à en avoir vraiment assez, je ne pensais pas dépenser tout l’argent que je touche en vélo.
D’ailleurs, en parlant d’argent, pour couronner cette journée véritablement passionnante (et dire que l’on voulait juste passer un week-end tranquille à Laibin parce que ça faisait longtemps que l’on était pas resté à la maison), en voulant déposer de l’argent à la banque (argent qui m’a été donné par Synergie), j’ai appris qu’il y avait un billets qui étaient faux. Ils ont donc conservé le billet (en le tamponnant) et en échange, j’ai eu le droit à un beau petit papier qui me dit que je transportais un billet de 100 yuans faux… Génial ! J’espère au moins que la boîte va me le rembourser… Bref, une journée comme on aimerait en avoir plus souvent…
mercredi 24 août 2005
Les débuts du club chinois
Aujourd’hui, c’était le premier jour pour le club chinois. Le club chinois aura lieu tous les mardis soir et se déroule en 2 parties : une demi-heure où l’on ne parle que en chinois et une demi-heure où l’on ne parle que en français. C’était super bien, surtout que j’ai réalisé que j’arrivais un peu à m’exprimer et à comprendre (bon, il faut que ça reste une conversation très très simple quand même). Vivement la semaine prochaine !
dimanche 21 août 2005
Le rafting à la mode chinoise
Aujourd’hui, deuxième étape du voyage du club français : direction rafting. Bon alors, premier rectificatif, le rafting en Chine n’est pas le rafting en France. Déjà, on est 3 par bateau (2 personnes plus un guide) et la rivière ne comporte pas vraiment ce qu’on peut appeler des rapides. N’empêche que l’on a quand même fait 2 heures de ballade en bateau bien sympa, surtout que l’on est passé 3 fois dans des grottes (toujours en bateau), c’était super beau.
Par contre, il y a une autre spécificité du rafting chinois. Au départ, ils ont tous acheté des espèces de bols en plastique avec des manches pour prendre de l’eau ou des sortes de pistolets à eau. Nous avec Emmanuelle, on leur dit : « non, pas la peine, on peut très bien se défendre avec nos mains ». C’était une grossière erreur car quand il y a 3 bateaux en train de vous attaquer et de vous jeter de l’eau et que vous n’avez que vos mains pour vous défendre, c’est peine perdue. D’ailleurs, l’autre avantage est de pouvoir écoper le bateau car quand il est à moitié rempli d’eau, c’est pas très rassurant tout de même…
samedi 20 août 2005
Sortie avec le club français à la frontière du Vietnam
Ce week end, le club français (le club pour Chinois qui veulent apprendre le Français) organisait une sortie à la frontière du Vietnam. Avec Emmanuelle, après âpres négociations, nous avons fini par obtenir le droit de participer au voyage et on n’a pas regretté.
Pour aller là bas, il faut environ 7 heures de bus, ce qui rendu encore plus difficile quand on est à l’arrière du bus et que les chinois n’ont pas dû comprendre l’intérêt des amortisseurs que les occidentaux mettent sur leurs véhicules, donc ils ont enlevé… Va vraiment falloir les former sur l’utilité des amortisseurs d’ailleurs… Si y’a des gens intéressés, je vous propose d’aller former les constructeurs chinois.
A la frontière du Vietnam, il y a des grandes chutes d’eau (selon les chinois, les deuxièmes chutes d’eau transfrontalières du monde après les chutes du Niagara… enfin, en même temps, je sais pas combien il y a des chutes d’eau transfrontalières dans le monde!). Mais c’est quand même assez impressionnant !
Ce week end, le club français (le club pour Chinois qui veulent apprendre le Français) organisait une sortie à la frontière du Vietnam. Avec Emmanuelle, après âpres négociations, nous avons fini par obtenir le droit de participer au voyage et on n’a pas regretté.
Pour aller là bas, il faut environ 7 heures de bus, ce qui rendu encore plus difficile quand on est à l’arrière du bus et que les chinois n’ont pas dû comprendre l’intérêt des amortisseurs que les occidentaux mettent sur leurs véhicules, donc ils ont enlevé… Va vraiment falloir les former sur l’utilité des amortisseurs d’ailleurs… Si y’a des gens intéressés, je vous propose d’aller former les constructeurs chinois.
A la frontière du Vietnam, il y a des grandes chutes d’eau (selon les chinois, les deuxièmes chutes d’eau transfrontalières du monde après les chutes du Niagara… enfin, en même temps, je sais pas combien il y a des chutes d’eau transfrontalières dans le monde!). Mais c’est quand même assez impressionnant !
mercredi 17 août 2005
Comment ouvrir une noix de coco sans marteau… avec un Wok !
Le week end dernier, on avait ramené une noix de coco fraîche de Nanning (eh oui, il est malheureusement absolument impossible de trouver de la noix de coco rapée en Chine, et ce alors même que le rayon fruits séchés et un des plus impressionnant du magasin (bananes séchés, prunes séchées, et autres fruits plus ou moins identifiées séchées… mais jamais de noix de coco). Du coup, on a décidé d’investir dans l’achat d’une noix de coco fraîche, de la râper et de la sécher nous-mêmes au four.
Ce soir était donc venu le moment d’ouvrir la noix de coco.
Première étape : enlever le lait de coco. Pour cela, il suffit normalement de percer les yeux de la noix de coco (il y en a trois) et le lait coule tout seul. En théorie, c’est simple. En pratique, ça l’est déjà pas autant puisque les yeux de cette noix de coco étaient plutôt solidement fermés et lorsque l’on a enfin réussi à les percer, il a fallu 2 heure pour que le lait tombe, d’autant plus qu’il y en avait plein.
Deuxième étape : l’ouverture de la noix de coco. C’est là que les choses se compliquent vraiment. En fait, en théorie il faudrait ouvrir la noix de coco au marteau et au tournevis. Or ici, nous avons ni tournevis ni marteau. On avait bien un extincteur qui aurait pû nous aider à l’ouvrir mais bon, vaut mieux le garder au cas où. Après avoir fouillé dans tous les placards, on a trouvé quelque chose qui a fait l’affaire : un vieux wok tout rouillé ! Et miracle, après quelques frappes acharnées sur ce pauvre wok, dont il se souvient d’ailleurs encore, la noix de coco s’est ouverte.
Bilan de cette ouverture de noix de coco : pour ouvrir une noix de coco au wok, il faut :
- utiliser un wok qui ne peut plus servir pour la cuisine (sinon de toute façon après il ne pourra plus servir tellement il va être cabosser)
- quand on a pas les outils pour faire quelque chose, on peut toujours trouver des substitus
- rien n’est impossible tant qu’on ne l’a pas essayé !
mardi 16 août 2005
Après les jiaozi, les baozi
Les baozi sont une autre spécialité chinoise que mangent les chinois en général au petit déjeuner. Ce sont en fait des petits pains blancs un peu sucré cuits à la vapeur qui sont fourrés de diverses manières : viande, pâte d’haricots rouges (c’est super bon, c’est un peu sucré et ça se rapproche un peu de la crème de marron), oignons caramélisés… En fait, l’avantage de les faire soi-même, c’est que l’on peut les fourrer à ce dont on a envie.
J’ai donc décidé ce soir de faire des baozi pommes/mangues caramélisées. Bilan : c’était délicieux. C’est super long à faire mais ça vaut vraiment le coup. D’ailleurs, je crois que tout le monde a apprécié. En fait, il y avait aussi les deux Vincent et on a fait un repas de fromage français (Vincent de Figlec avait ramené du fromage qui lui restait) et de baozi, c’est super !
samedi 13 août 2005
Les fameuses rizières en terrasse
Ce week end, le bus de Synergie allait à Guilin, ce qui arrive à peu près une fois tous les deux mois. On en a donc profité (le grand avantage c’est que ça évite de prendre le train chinois, duquel je ne garde pas vraiment un bon souvenir). En fait, on est même allé un peu plus loin que Guilin puisqu’à Guilin nous avons pris un bus jusqu’à Heping et ensuite un autre jusqu’à Ping An.
De Ping An et Longji, deux petits villages habités par la minorité Zhuang, vous ne connaissez probablement pas le nom par contre vous connaissez sûrement les photos… Quand on regardes des photos du Guangxi, les premières photos que l’on voit celles de ces rizières en terrasse qui ornent ces villages (ainsi que d’autres)…
Là bas, c’est vraiment magnifique, 66 km² de rizières en terrasse qui étaient tous verts au moment où on y est allé (il faut revenir plusieurs fois à Longji pour admirer le changement du paysage suivant les saisons… en Mai/Juin, les rizières sont gorgées d’eau, en été elles sont vertes, en Octobre/Novembre elles sont jaunes et en hiver, elles sont pleines de neige). Outre les rizières, les paysans de la région cultivent également du piment rouge, un peu de maïs, du lotus…
En se promenant de Ping An à Longji, nous avons rencontré un agriculteur chinois qui nous a parlé (en chinois bien sûr) pendant presque une demi-heure. Je me suis surprise à parler et à comprendre un peu le chinois (même s’il faisait beaucoup d’efforts pour que je comprenne). Enfin, comme quoi, rien n’est impossible.
En plus, les petits villages du coin, même s’ils sont devenus touristiques et proposent tous un peu de nourriture occidentale et des menus en anglais, ont gardé leur charme et leurs traditions. On y loge dans des guesthouses (qui sont bien plus nombreuses que le nombre de touristes qui logent sur place, la plupart faisant l’aller/retour dans la journée depuis Guilin), peu confortables (pas de clim, mais c’est pas grave car il fait plus frais qu’à Laibin là-bas ; des douches au sous-sol sans eau chaude et comme toujours en Chine, au même endroit que dans les toilettes à la turque, ce qui donne d’ailleurs des odeurs extrêmement agréable pendant que l’on prend sa douche…) mais très chaleureuses et accueillantes. On est encore loin du tourisme de masse pourtant… Et dire que dans quelques années, avec le développement du tourisme en Chine, tout ça aura sans doute bien changé…
D’ailleurs, en parlant de touristes, faisant un point sur les touristes étrangers qui viennent en Chine : là, les Français arrivent largement en tête (dans les endroits touristiques, on entend des français super fréquemment), devant les Américains.
Je serais bien restée là bas plus longtemps tellement les paysages sont beaux et reposants et les ballades super agréables à faire (on a marché pendant 4 heures Samedi et pareil Dimanche… en fait, Dimanche, on est rentré à Heping à pied, ce qui prend 45 minutes en voiture mais 3 heures à pied mais c’est bien sympa quand même). Mais le boulot nous attend alors retour à Laibin le Dimanche, encore avec le bus Synergie.
jeudi 11 août 2005
Soirée jiaozi
Ce soir, histoire de conjurer le sort qui m'avait fait raté les boules coco, j'ai fait une nouvelle tentative de cuisine: les jioazi (c'est le nom chinois des raviolis chinois).
Et là, je dois dire que je suis assez fière de moi, mon don pour la cuisine semble être revenu puisqu'ils étaient super bons...
Ouf! Ma réputation est sauvée maintenant! Plus qu'à espérer que cela continue comme cela. D'ailleurs, la semaine prochaine, je me mets aux mian bao (petits pains blancs sucrés) et aux baozi (la même chose, mais fourré)...
lundi 8 août 2005
Pain et fromage, merci Vincent !
Ce week end à Nanning, nous avons été chez Vincent (de chez Figlec) car il a 3 chambres dans son appart. Par chance pour nous, un de ses amis français arrivait justement de France ce week-end là (il vient passer un mois en Chine en vacances) avec un cargaison de fromages français…
Encore merci Vincent d’avoir partagé ton fromage avec nous, c’était vraiment trop bon !
D’ailleurs, on lui a quand même fait honneur puisque pour fêter ça, Emmanuelle a fait une deuxième tentative de cuisine qui s’est avérée plus réussie que l’expérience récente des boules coco : elle a fait du pain. Bon, il avait pas beaucoup levé, mais il était quand même super bon… Et y’a rien de meilleur que du fromage et du pain.
dimanche 7 août 2005
Les restos de Nanning, hmmm…..
Bon alors, bilan culinaire d’un week end à Nanning : 2 petits déj de pâtisseries super bonnes (quoi que faut bien les choisir parce que parfois le hasard fait mal les choses et on se retrouve avec des brioches sucrées fourrées à la viande ou à d’autres choses non identifiées et souvent non identifiables), un resto japonais (c’est quand même super bon le japonais, surtout quand ça coûte 3 € le repas), et une soirée barbecue et jus de fruit frais.
En fait, à Nanning, il y a une rue où il y a plein de restos / barbecues. On choisit quelles brochettes ou grillades on veut (légumes verts, aubergines, bœuf, maïs, calamars, huîtres chaudes…) et ils les font griller avec des épices. C’est super bon ! Surtout quand le tout est agrémenter d’un jus de fruits frais que l’on achète dans le stand d’en face…
samedi 6 août 2005
Qui a dit qu’un DVD coûte 20 € en France ?
Aujourd’hui, j’ai entamé ma collection de DVD. Il faut dire qu’à 60 cts le DVD, on peut se permettre d’en avoir quelques uns, d’autant plus qu’ils ont tous quasiment la langue anglaise et les sous-titres en anglais, certains ayant même aussi des sous-titres français. Alors une chose est sûre, ce ne sont pas les vrais DVD. Mais pourquoi acheter des vrais DVD quand des gens font des faux que l’on trouve à peu près partout et qui ne coûtent rien.
Certes, on n’a pas le droit de les ramener en France normalement, mais bon, qui ne tente rien n’a rien.
D’ailleurs, c’est assez hypocrite comment cela fonctionne ici. En général, quand on va dans un magasin de DVD, on voit d’abord seulement des DVD « officiels » dans des boîtes DVD classiques (les DVD à 70 cts n’ont pas de boîte). Puis il y a toujours sous les rayons des tiroirs. Il faut demander d’ouvrir ces tiroirs et là difficile de ne pas trouver son bonheur… des tiroirs remplis de DVD copiés illégalement à des prix défiants toute concurrence. Et puis en plus, si jamais il ne marche pas (ce qui est en général assez rare), on peut le ramener, ils l’échangent sans poser de question.
jeudi 4 août 2005
Mandarin ou Cantonais ?
En Chine, la question à se poser avant d’essayer de comprendre quelqu’un, c’est d’abord de savoir s’il parle dans son dialecte (il y a en gros un dialecte par ville, avec parfois des similitudes, mais parfois aussi d’énormes différences), mandarin mais avec l’accent de la région (ce qui est le cas à Laibin où les gens prononcent les sh comme des s,…), mandarin correctement (ce qui est extrêmement rare, même à Pékin il paraît qu’ils ne parlent pas le mandarin que l’on apprend), ou alors cantonais.
Bon je vous avouerais que personnellement, je n’arrive pas à faire la distinction, et c’est sans doute cela qui complique encore plus l’apprentissage du chinois.
Par contre, il y a un petit truc pratique et amusant qui permet de savoir s’ils parlent cantonais ou mandarin : au Nord du tropique du Cancer, on parle mandarin. Par contre, dès que l’on va au Sud du tropique du Cancer, on parle cantonais, et ceci à peu près dans toute la Chine, ce qui est d’ailleurs assez curieux.
Alors voilà le problème : Laibin est à 60 km du tropique du Cancer au Nord, et donc on y parle mandarin. Par contre, Nanning est au Sud du tropique du Cancer, et donc on parle cantonais là-bas ! Ben si ça c’est pas du chinois !
D’ailleurs, les tropiques sont importants aussi pour les expats. En effet, quand on est expat dans une ville située entre les tropiques, on touche la prime d’insalubrité. Donc, si on suit cette logique, les expats de Synergie ne devraient pas la toucher alors que ceux de Figlec oui (et pourtant, Dieu sait que Nanning est une ville bien plus salubre que Laibin !). Bon alors là, il y a un petit biais sur la carte du monde EDF : pour EDF, et pour EDF seulement d’ailleurs, Laibin est au Sud du tropique du Cancer !
mercredi 3 août 2005
Soirée pizza et boules coco ratées
Ce soir, c’est soirée pizza ! Bon alors, que les choses soient claires… ici, les pizzas surgelées Marie, ça n’existe pas ! Donc si on veut une pizza, y’a pas beaucoup de solution : 1. Aller à Yangshuo (mais bon, ça, on l’a fait le week end dernier) - 2. Aller à Nanning (y’a Pizza Hut, et d’autres restos ou on peut manger des pizzas, mais faire 4 heures de route pour aller manger une pizza en semaine, ca paraît difficile) - 3. Inviter Vincent à manger.
Donc aujourd’hui, on avait opté pour la troisième solution. Vincent nous avait fait une superbe pizza maison, avec même du fromage (ce qu’il faut prévoir à l’avance car le fromage, il n’y en a qu’à Nanning, ça n’existe pas à Laibin).
Pour notre part, Emmanuelle et moi avons tenté de préparer le dessert… Ben j’aime mieux vous dire que ma réputation de bonne cuisinière en France en a pris un coup. Nous avions trouvé sur internet une recette de boules coco… mais les boules coco se sont transformées en crème à la noix de coco. Bon, certes, c’était bon, mais c’était tout, sauf des boules coco. Va falloir que je retente la prochaine fois.
Bon, pour que vous compreniez un peu mieux les raisons de cet échec cuisant, il faut savoir que les recettes de cuisine chinoise que l’on trouve sur internet sont faites avec des produits occidentaux, que l’on ne trouve pas en Chine. C’est ainsi que l’on devait mettre du tapioca dans les boules coco. Or, impossible d’en trouver ici. On a donc remplacé le tapioca par la farine de riz gluant, mais ça n’a pas super bien marché, d’autant plus que quand on a essayé d’enlever les grumeaux en passant le tout au mixer, tout s’est encore plus liquéfié et faire des boules devenait alors mission impossible.
Bilan : j’ai rêvé la nuit suivante que je faisais des boules coco et qu’elles étaient réussies. J’espère que ce sera prémonitoire.
Remarque culturelle : il y a des stéréotypes qui sont complètement faux. Par exemple, il ne faut pas penser que les boules coco sont un dessert traditionnel en Chine, loin de là. D’ailleurs, avoir des boules coco dans un resto relève souvent du miracle. Mais cela, c’est le cas pour de nombreux plats que l’on croit traditionnel en Chine : les nems ne sont pas chinois (c’est vietnamien, il n’y a pas du tout de nems en Chine), le porc à la sauce aigre douce est super rare à trouver, le riz cantonais n’existe guère qu’à Canton… Je ne vais pas faire la liste de tous les plats que vous pouvez trouver au traiteur chinois, mais la prochaine fois que vous allez au restaurant chinois, ne vous dites pas que ce que vous mangez, c’est ce que je suis en train de manger, parce que vous feriez fausse route. D’ailleurs, si jamais un jour vous voyez des intestins de porc au restaurant chinois, appelez moi !
